Aristée

Aristée

07 juin 2007

J'AIME MON MARI


 

 J’AIME MON MARI

 

 

 Oui, j’aime mon mari. Et je suis une femme droite. Pourquoi me dit on le contraire ? C’est injuste. Personne ne veut me comprendre. Alors, je vais m’expliquer devant vous. Vous serez juge. Et si vous êtes juste, vous me rendrez justice.

 Je suis mariée avec Denis depuis 8 ans. Nous avons deux enfants adorables, Marc et Lise. Nous sommes, je crois pouvoir le dire, une famille qui était heureuse, unie, pleine d’amour.

 Bien sûr les sentiments qui m’unissent à mon mari, se sont un peu modifiés. Mais ce qu’ils ont perdu en passion, ils l’ont gagnés en profondeur. Oui. J’aime mon mari.

 Il y a un mois, presque jour pour jour, ma sœur avait gardé les enfants, et, Denis et moi, sommes allés à un bal donné à la salle des fêtes par une association sportive.

 J’ai dansé les premières danses avec mon mari. Et puis, un homme est venu m’inviter. Je ne l’avais jamais vu. On ne peut dire qu’il était vraiment beau. Mais il dégageait une impression de force de caractère. Il émanait de lui, quelque chose de sécurisant, de serein.. Dés qu’il me prit dans ses bras pour un tango, j’ai senti que rien ne pouvait m’arriver. J’étais dans une sécurité absolue. Il avait de temps en temps, surtout quand il me regardait, un petit sourire, à la fois tendre et dominateur qui me faisait fondre.

 J’ai entrepris un récit sincère. Je veux donc le dire très simplement. Je n’avais jamais ressenti ce sentiment de sécurité entière. Même avec Denis. C’est un fait. Il est indéniable, je ne vous le cache pas, mais, au risque de me répéter, je vous le dit : j’aime mon mari. Et même lorsque dans les bras de celui qui était encore pour moi un inconnu, j’avais conscience, pleine conscience de vivre quelque chose de parallèle à mon amour pour mon mari. C’était fort, mais c’était autre chose. Et mon amour pour mon mari, n’était pas en cause.

 Après 4 ou 5 danses au cours desquelles, nous n’avions pratiquement pas parlé, je m’étais contentée pour ma part de ressentir, Denis gagna l’inconnu de vitesse et m’invita à danser.

- Qui c’est ce type avec lequel tu as dansé plusieurs fois ?

- Ma foi, je n’en sais rien. Je ne l’avais jamais vu, il ne m’a pas dit son nom, et il n’est pas bavard. Mais il danse très bien.

- Je trouve qu’il a un regard curieux quand ses yeux se posent sur toi.

- Ah ? Tu crois ? Je ne m’en suis pas rendue compte.

Bon. Puisque j’ai décidé d’être sincère, là, je ne disais pas tout à fait la vérité. Mais c’était peu important.

 J’ai encore été invitée 3 fois par l’inconnu. C’est au cours de la troisième et dernière danse ( c’était un slow) qu’il me parla vraiment.

- Mon nom est Pierre Delmont. Dés mon entrée dans cette salle, en regardant les personnes présentes, mes yeux se sont arrêtés sur vous et je n’ai plus vu que vous. L’homme avec lequel vous dansiez tout à l’heure, est votre mari, je suppose ?

- C’est mon mari en effet
 Je ne sais pourquoi j’ai éprouvé le besoin de dire tout de suite

- Nous sommes mariés depuis 8 ans et nous nous aimons comme au premier jour

- Que vous vous aimiez, c’est possible, mais comme au premier jour, permettez moi d’en douter…Vous ne m’avez pas dit votre nom

-  Roxane Banc. Je suis mariée et j’ai deux enfants

- Le couple classique français en somme.

- Vous semblez mettre une nuance péjorative dans l’expression «  couple classique ?

 Il réfléchit un moment

- Vous êtes très observatrice. Péjorative, peut être pas, mais…peut être….y a-t-il en moi… un regret….un regret que vous soyez comme beaucoup d’autres

-  Ah ? Et comment faudrait il que je sois, d’après vous ?

-  Une femme libre. Je veux dire foncièrement libre. Libre dans votre esprit, libre dans vos actes

-  Et bien entendu, vous êtes certain qu’il n’en est rien ?

-  Ce n’est pas une certitude. C’est une crainte

- J’aime mon mari

- Vous vous répétez. Pour moi, c’est un bon signe. Cela ressemble beaucoup à la méthode Coué.

 La danse se terminait, je ne lui ai pas répondu. Il m’a remercié de lui avoir accordé cette danse et je suis revenue vers mon mari.

 Le lendemain, en fin de matinée, je m’apprêtais à aller faire des courses lorsque la sonnette d’entrée retentit .

 Je suis allée ouvrir. C’était un jeune garçonnet d’une dizaine d’années qui disparaissait derrière une magnifique gerbe. Je donnais un petit paquet de bonbons à l’enfant et me mis à la recherche d’un vase assez grand pour accueillir la gerbe. J’avais vu qu’il y avait une carte de visite. Je n’osais pas la prendre, mais je savais de qui elle émanait.

 Lorsque les fleurs furent en place, je pris l’enveloppe, dans laquelle se trouvait comme je l’avais pensé la carte de Pierre Delmont. J’appris qu’il était Avocat, et il avait tracé ces simples lignes.

 «  Ce n’était pas une banale rencontre. Tel 06 62 44 02 11 à n’importe quelle heure »

 Je restais un moment interdite. « Mon » inconnu ( j’ai continué à l’appeler de cette façon à chacune des mille fois ou j’ai pensé à lui depuis hier) me donnait pratiquement rendez vous.. Et moi, qu’allais je faire ?

 Toujours sincère dans ce récit, je dois dire que mon incertitude n’a pas durée plus de 2 ou 3 minutes.

 Je lui téléphonais aussitôt, et nous avons pris rendez vous, le jour même dans l’après midi à 16 heures, à la sortie du Tribunal.

 Quand je suis rentrée à la maison, il était 20 heures. J’ai trouvé un mari dans tous ses états, prêt à téléphoner au commissariat de police, à la gendarmerie, dans les hôpitaux, que sais je encore. Les enfants n’avaient fait ni leur toilette ni les devoirs. Bref c’était la révolution. Je n’ai pu m’empêcher de rire en disant

- Quand je suis un peu en retard, tout est sens dessus dessous !!

 Et Pierre m’a répondu :

- On s’est fait un mauvais sang d’encre ! et toi, tu ris !!! Ou étais tu ?

- Oh , « ON » s’est fait un mauvais sang d’encre, c’est beaucoup dire. Les gosses en ont profité pour ne pas faire ce qui, leur déplait.

-  Tu n’as pas répondu à ma question. Ou étais tu ?

 Sa question m’a mise hors de moi.

- Dis donc ! Est ce que je te demande ce que tu faisais ce matin à 10heures et quart ou dans l’après midi à 16 heures trente ? Est-ce que je te le demande ?

-  Mais ça n’a rien à voir, j’étais au bureau, mais toi, à 20 heures …..

- Hé bien je ne faisais rien de mal. Ca doit te suffire comme explication, non ?

Il est sorti du salon en claquant la porte, et j’ai préparé le dîner.

 Ce n’est que trois jours plus tard que je suis devenue la maîtresse de Pierre. Sa maîtresse, mais rien de plus. Ca n’enlevait rien à mon mari que j’aime toujours, ni à mes enfants chéris.

 Tout de même, il y avait un truc qui me turlupinait. Je cachais quelque chose à mon mari. Et comme je suis une fille droite, franche, honnête, ce fait de cacher quelque chose à Denis m’était désagréable. J’ai tenu un mois

 Et puis, hier,  je me suis dit : Ce n’est pas bien de faire des cachotteries à son mari, alors le soir, j’ai dit à mon mari.

- « Il faut que je te dise quelque chose mon chéri. Je sais que tu vas peut être m’en vouloir, parce que cela fait prés d’un mois que je te mens. Et te mentir, cela m’est insupportable. Alors voilà. Tu sais le jour ou nous sommes allés danser à la salle des fêtes ? Il y a un Monsieur qui est venu m’inviter à danser. Il s’appelle Pierre, il est avocat. Je l’ai revu. Je suis devenue sa maîtresse, mais tu le sais, c’est toi que j’aime. Et puis, maintenant, c’est terminé.  Mais je comprends parfaitement que tu m’en veuilles de t’avoir caché la chose durant plusieurs jours. Tu me connais. Je suis franche, très droite. Il fallait que je te le dise !

-  Mais….Mais ce n’est pas possible ! Tu me trompes, et tu viens me le dire, comme ça, calmement

-  Tu es de mauvaise foi !! Pas calmement !! Je te l’ai dit, cette petite cachotterie de plusieurs  jours me rendait malade

-  Cette petite cachotterie !!!!!!Mais tu te fous de moi ! Tu viens me dire : J’ai un amant, et tu appelles ça une petite cachotterie !

-  Alors là ! je ne te comprends pas. Je suis sincère, je suis franche, je viens te dire, voilà , je suis très malheureuse parce que je t’ai caché quelque chose durant un petit mois. Ca me rongeait, parce que je t’aime, et voilà le réconfort que tu me donnes !! Si je ne t’avais rien dit, là je t’aurais trompé, mais je n’ai pas pu te tromper. Il a fallu que je te le dise

- - En couchant avec un autre, tu ne m’as pas trompé ?

-  Mais enfin puisque je te le dis, je ne te trompe pas ! tu as de la chance d’avoir une femme qui t’aime trop pour te mentir

-  Alors, je suis cocu et je devrais être content ? Mais tu es folle !!!!!!!

-  Denis, tu vois que je suis très calme. Raisonne un peu. Je suis mariée avec toi. Je t’aime. Nous avons des enfants adorables. Bien. J’ai eu une aventure ( elle est terminée) avec un Monsieur, et comme je suis franche, honnête, je ne veux pas te le cacher, je te le dis c’est tout. »

 Voilà. Je vous ai rapporté la conversation que nous avons eu Denis et moi, hier soir. Avec tout mon amour, toute ma tendresse, je viens lui dire que je suis malheureuse parce que  durant un mois, je ne lui ai pas dit la vérité. Et au lieu de me consoler, il est furieux contre moi. Il a même dit des mots affreux. Il m’a dit :

 « Tu es doublement dégueulasse »( parfaitement, il a employé ce mot) » non seulement tu me trompes, mais comme cela t’embête un peu, tu viens te débarrasser de ton fardeau sur moi. Quand je ne savais pas que tu avais un amant, c’était pour moi comme si tu n’en avais pas eu.

 Maintenant, tu continues à penser que tu es une fille bien « droite et sincère » comme tu dis. Tu es bien dans ta peau et c’est moi qui suis malheureux comme les pierres »

 J’ai voulu vous faire juge. Il devrait être fier d’avoir une petite femme qui ne peut avoir un secret pour lui. J’en connais beaucoup qui n’auraient rien dit…elles auraient trompé leur mari. C’est ça qui aurait été dégueulasse. Vous êtes bien d’accord avec moi ? Vous êtes juges.

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27 mai 2007

L'ENTERREMENT

 L’ ENTERREMENT

 

 Je marche juste derrière la voiture qui emmene le cercueil de Maman. Nous venons d’entrer dans le cimetière. Ma tante Lise me donne la main. Tout de même, me donner la main !!Je ne suis plus un petit garçon !! J’ai 14 ans. J’ai un peu honte que tante Lise me donne la main. Oui ; j’ai honte ! Mais quand même, ce n’est pas le jour d’avoir honte…. J’ai honte d’avoir eu honte. On est en train d’enterrer Maman.

  Et voilà ! je n’ai plus de parents. Mon père est mort quand je n’avais pas 4 ans. Il était Représentant. Il faisait beaucoup de route. On dit qu’il a du s’endormir au volant. Je ne me souviens plus de mon Papa. Mais on m’a tellement dit qu’il est mort dans un accident de voiture, que j’ai toujours fait un lien entre voiture et accident. J’ai toujours peur de monter en voiture. Alors maintenant que Maman est morte aussi dans un accident automobile, qu’est ce que ça va être !!

 Dans 4 ans j’aurais le droit de passer mon permis de conduire. Mais je ne sais pas si je le passerais. J’ai peur en voiture. Alors je ne vais pas en acheter une. Ou peut être qui c’est ? Si c’est moi qui conduit, je n’aurais peut être plus peur. Ce qui est sûr, c’est que si j’en achète une, ce sera une grosse voiture allemande. Elles sont plus solides. Plus sures.  J’aime bien les voitures qui sont bleu foncé. La mienne sera bleu foncé. ….Mais enfin, je ne suis pas norrmal !!!!  Je suis à l’enterrement de Maman et je pense à l’automobile que j’aurais plus tard. Dans longtemps. Pourtant j’aimais  ma Maman. Je l’aimais même beaucoup. Je l’aimais plus que mes copains aiment la leur….. Je crois bien que je suis un monstre. Oui, je suis un monstre.   

    Bien sur,  j’ai pleuré quand on m’a dit que Maman avait eu un accident de voiture. J’ai pleuré, mais il me semble que je n’ai pas pleuré assez.  Je suis un monstre. C’est affreux d’être un monstre. Et pour moi c’est encore plus affreux. Un monstre, s’il ne se rend pas compte qu’il est un monstre, c’est pas terrible.Au fond, il s’en fout d’être un monstre. Mais moi, je le sais. Et de plus, je découvre que je suis un monstre le jour de l’enterrement de ma Maman. Personne n’a connu une plus grande honte que moi. Je suis le cercueil de Maman,  … Tiens ? on est arrété. Il y a le curé qui dit des tas de choses. Il est ridicule ce curé avec ses vètements spéciaux. Il se croit au théatre ? On n’est pas au théatre. On enterre ma Maman. Il devrait s’habiller comme tout le monde. Ce serait plus naturel. D’ailleurs, le plus naturel ce serait que tous les gens soient tout nus. J’ai failli éclater de rire en me représentant tout le monde à poil. Je me suis retenu, mais je me demande si je n’ai pas un peu souri. Et si quelqu’un m’a vu à ce moment là, il doit penser que je suis un monstre. Et il aurait raison.

 Je suis un monstre. Je n’ai plus de Papa depuis longtemps, et maintenant, je n’ai plus de Maman. Et je souris. Peut être que je ne suis pas un monstre. Peut être que  je suis seulement fou. Mais ça, je ne l’avouerai jamais. Je ne veux pas être interné avec des fous. Je ne suis quand même pas assez fou.

 Tata Lise me tient toujours par la main. Elle pleure. Ce n’est pas un monstre elle.Elle est normale, elle. Il faudrait bien que je pleure aussi….. Ca y est je pleure. Mais c’est affreux. Je ne pleure pas parce que je n’ai plus de Maman. Je pleure parce que je suis un monstre.

 Tata Lise me traine vers l’entrée du cimetière. Pourquoi on s’arrète ?. On se met en rang avec toute la famille, et tous les gens viennent nous serrer la main. Toutes les femmes m’embrassent, et me disent à peu prés toutes : Pauvre enfant ! Courage !

 Oui il va m’en falloir du courage. Je vais devoir vivre avec moi, avec un monstre. Ils sont bètes les gens ! ils sont gentils avec moi. Ils ne se rendent pas compte que je suis un monstre. Le jour de l’enterrement de Maman, je pense à un tas de trucs. Bon sang, que j’ai honte ! Pourtant, je jure que c’est vrai. Je l’aimais ma Maman.
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10 janvier 2007

LA DRAGUE

 

J'aurais pu commencer par:

«  Par une magnifique journèe de printemps ensoleillée... »

   C'était gai, donc agréable à lire.

   Malheureusement, il pleuvait.Et si je commence à mentir, quel crédit pourrais je avoir auprés de vous? Aucun. Et c'est normal.

    Donc, c'était bien au Printemps, mais le temps était gris. Et il pleuvait.

   Nicolas regardait tristement les petits ruisseaux qui descendaient sur les vitres de la fénètre de sa chambre. Le léger crépitement de la pluie sur les tuiles,contribuait a donner une atmosphère mélancolique, monotone, unie dans la grisaille.

    Nicolas devrait sortir pour aller à ses cours de Droit.Mais il avait manqué tant de cours!! Alors un de plus, un de moins....cela ne portait pas à conséquence.

    Quand la pluie voudra bien s'arréter, il ira peut être aujourd'hui acheter le cours polycopié de Droit civil. C'est aussi bien que  les cours eux mêmes. Mais, les vaches! Ils sont chers leur cours polycopiés!Et dans le petit budget de Nicolas, ces cours n'avaient pas jusqu'à maintenant eu la priorité.

    Mais cela commençait à urger. L'examen était fixé aux 22 et 23 Juin.

   Il n'y avait aucune épreuve de danse, de ping pong ni de bridge. Dommage. Mal foutus leurs programmes Ces activités avaient été les siennes depuis la rentrée universitaires. Et puis la drague, bien sur.

   Ah, la drague!!

   Nicolas était devenu un expert de la drague, ce qu'il appelait » la drague psychologique »

   On ne s'improvise pas « dragueur psychologue ». Il fallait un sacré bagage. Et Nicolas éstimait en toute objectivité qu'il possédait de sérieuses connaissances.

    Lorsqu'il repérait une jolie petite étudiante, il se débrouillait pour s'introduire dans son entourage. Sans se faire remarquer. Durant cette première étape, il était simplement observateur.

   Il écoutait parler sa prochaine proie. Il notait ses réactions, bref , il déterminait dans quelle catégorie il pouvait la placer.Car la «  drague psychologique » est une drague «  sur mesure ». On n'utilise pas les mêmes armes avec une cérébrale qu'avec une fleur bleue.

     Bien sur, il y avait des armes efficaces dans tous les cas.Faire rire permet au dragueur de marquer des points précieux.

   Aussi Nicolas avait il quelques histoires minutieusement mises au point.

   Pour avoir un effet maximum il faut utiliser des histoires mimées. De façon a cumuler les effets des mots et des mimiques. Le morceau de gloire de Nicolas était «  l »appendice » sur lequel il enchainait avec «  l'histoire du gluteur ». Ces histoires assez longues et à suspense donnaient de bons résultats.

   Pour les sentimentales, fleurs bleues, Nicolas possédait d'autres armes.

   Il y avait d'abord un poème de Prévert: Barbara. Mais ce poème devait venir au bon moment.

   Lorsque le soir était tombé, assis sur un banc, une murette ou dans l'herbe, le poème devait être murmuré à voix basse. Dans la nuit, Nicolas sentait toujours les frémissements de sa compagne, et un petit silence suivait toujours la fin du poème «  Loin, très loin de Brest, dont il ne reste ....  rien.... ».

    Nicolas savait tirer les cartes. C'est à dire, qu'il savait trouver dans les cartes une histoire plausible dans laquelle apparaissait la jeune étudiante et un jeune homme qui n'était pas désigné comme étant Nicolas,bien sur,  mais qui dans l'esprit de la jeune fille ne pouvait être un autre que lui. Ce fait acquis, c'était un jeu que de prévoir ce qui allait leur arriver.

    Pour les cérébrales, Nicolas sortait de son arsenal deux armes redoutables.

  La dialectique Hégélienne du Maitre et de l'Esclave, sur laquelle il enchainait avec le marxisme.

  Engels et Marx.

  Cela avait présenté un grand avantage pour Nicolas lui même qui avait du potasser ces questions.

  Une autre arme pour les intellectuelles  était le Déterminisme, avec Spinoza. Et une destruction systèmatique de l'existentialisme . Même si la jeune fille avait été séduite par JP Sartre, la démolition de sa théorie bénéficiait toujours à Nicolas

    Il y avait une arme que Nicolas trouvait déloyale, car elle était trop facile. C'est la danse.

   Il suffisait d'inviter une jeune fille à danser, pour que d'elle même, elle se précipite dans vos bras. 

   Sans effort, une bonne partie du chemin était fait.Ce n'était pas drole.

   Pas drole, mais que voulez vous, Nicolas ne pouvait quand même se priver de danse pour ne pas profiter de ses avantages.D'ailleurs, aprés ce facile premier pas, il utilisait d'autres armes pour l'amener....à rendre les armes.

     Il pleuvait toujours. Pour les cours en fac de Droit, c'était trop tard. Nicolas était assez réaliste pour savoir qu'il ne serait pas question de Droit aujourd'hui.

   Et il connaissait bien ses copains. Comme lui, ils estimeraient que c'est un jour à aller faire quelques parties de bridge aux « 2 G » ( les deux garçons) sur le cours Mirabeau.

  Mais dans l'aprés midi, c'est sur, il irait acheter les cours polycopies car en fin de semaine, il faudra rentrer dans son petit patelin pour faire les révisions. Des révisions qui seront en fait des premières lectures.

    Pour Nicolas, l'annèe universitaire commençait le 15 Mai..........................



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28 août 2006

UN CHIEN EXPRESSIF


UN CHIEN EXPRESSIF

 

 Nous nous promenions, en voiture, avec Marie, sur une petite route du Lot et Garonne.

 Nous avons vu soudain, un chien qui au bord de la route, avait éventré un sac poubelle, et éparpillait joyeusement son contenu.

 Je me suis arrété a hauteur du chien, un magnifique Berger allemand, et après avoir descendu ma vitre je m’adressais a lui:

 «  Tu n’as pas honte, joli chien ? »

 L’interpellé, arréta son manège, et une grosse boite de conserve dans la gueule, il s’assit face à moi, pour m’écouter :

 «  Mais enfin, un beau chien comme toi, ne s’amuse pas avec des ordures. Pense un peu à tes maitres. Que diraient ils s’ils te voyaient comme ça, avec une boite de conserve dans la gueule et des ordures partout…. »

 Le chien, toujours, assis, immobile, semblait m’écouter attentivement, et je poursuivis mon sermon un certain temps.

 Puis, le chien se leva, toujours avec la boite de conserve dans la gueule et trottina sur le bord de la route. Il monta une petite butte et s’assit tout en haut, au pied d’un piquet.

 J’avançais la voiture à son niveau.Comme précédemment, il était assis face à moi, immobile, et la boite de conserve dans la gueule.

 Je vis alors que le poteau au pied duquel il était assis portait une pancarte, avec le nom de la propriété.

 Le nom de la propriété était «  LE TOUTOU »

 C’est exactement comme si ce chien expressif avait voulu me dire :

 «  Ecoute, toi, tes beaux sermons, tu peux les mettre en conserve et les porter ailleurs. Moi, je suis chez moi, et je fais ce que je veux. »

 Marie et moi, avons ri aux larmes

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MENAGE A TROIS

 

 Je vais profiter de l'incognito que permet l'écriture sous pseudo, pour faire un aveu.

 Nous faisons un ménage à trois.

 Je le dis très simplement: c'est assez agréable. En tous cas les avantages l'emportent nettement sur les petits inconvénients.

 Elle, Marie, et moi, nous sommes arrivés, je crois pouvoir le dire, à un point d'équilibre qui fait que les causes de dissensions sont de plus en plus rares.

 Bien sur, ayant décidé de dire la vérité, je ne peux cacher qu'il existe une certaine Jalousie entre mes deux compagnes. Peut être un tout petit peu moins du coté de Marie

 Mais pourquoi, le cacher? Cette jalousie ne m’est pas désagréable.

 Lorsque je reviens du rucher par exemple, elles se précipitent vers moi, comme si elles ne m'avaient pas vue depuis un siècle . Marie par exemple me fait beaucoup plus de mamours que lorsque nous n'étions que tous les deux.

 Il y a une sorte d'émulation entre elles. C'est a celle qui dira le plus fort et le plus longtemps; "Je t'aime, tu m'as manqué, et plus à moi qu'à l'autre"

 Mais n'allez pas croire qu'entre elles, c'est la guerre ouverte. Ah, non!! Cela, je ne le supporterais pas. Elles dialoguent normalement et se rendent mutuellement de petits services.

 L'objectivité m'oblige à dire que c'est Marie la plus serviable. Il faut bien le reconnaître, l'autre a un ego surdéveloppé. Elle estime que tout lui est du. Elle a des droits et les fait respecter. Elle est très sourcilleuse sur ce point.

 Je me moque un peu d'elle ( gentiment) en l'appelant " Mademoiselle droits acquis"

 Si vous saviez comme la vie a trois est agréable! Amis, Amies, vous y viendriez tous.

 Bien sur, il faut savoir faire régner une certaine discipline. Par exemple, en voiture, c'est toujours Marie qui est à mes cotés ( en vertu d'un droit d'ancienneté) et l'autre est toujours derrière. Elle l'accepte très bien du moment que c'est un problème de droit. Elle respecte le Droit comme elle fait respecter les siens.

 J'ai longtemps hésité avant de vous parler de ce ménage a trois. Maintenant je l'ai fait.

 Et il faut que je vous quitte immédiatement. Elle est là, Solen, qui me saute sur les genoux pour me dire que c'est l'heure de sa promenade. Elle ne me fichera pas la paix tant qu'elle n'aura pas son collier autour du cou.

 Ah! Ma petite Yorkshire qu'elle est gentille, et combien avec Marie, elles s'attachent à me rendre heureux………

 Je vais profiter de l'incognito que permet l'écriture sous pseudo, pour faire un aveu.

 Nous faisons un ménage à trois.

 Je le dis très simplement: c'est assez agréable. En tous cas les avantages l'emportent nettement sur les petits inconvénients.

 Elle, Marie, et moi, nous sommes arrivés, je crois pouvoir le dire, à un point d'équilibre qui fait que les causes de dissensions sont de plus en plus rares.

 Bien sur, ayant décidé de dire la vérité, je ne peux cacher qu'il existe une certaine Jalousie entre mes deux compagnes. Peut être un tout petit peu moins du coté de Marie

 Mais pourquoi, le cacher? Cette jalousie ne m’est pas désagréable.

 Lorsque je reviens du rucher par exemple, elles se précipitent vers moi, comme si elles ne m'avaient pas vue depuis un siècle . Marie par exemple me fait beaucoup plus de mamours que lorsque nous n'étions que tous les deux.

 Il y a une sorte d'émulation entre elles. C'est a celle qui dira le plus fort et le plus longtemps; "Je t'aime, tu m'as manqué, et plus à moi qu'à l'autre"

 Mais n'allez pas croire qu'entre elles, c'est la guerre ouverte. Ah, non!! Cela, je ne le supporterais pas. Elles dialoguent normalement et se rendent mutuellement de petits services.

 L'objectivité m'oblige à dire que c'est Marie la plus serviable. Il faut bien le reconnaître, l'autre a un ego surdéveloppé. Elle estime que tout lui est du. Elle a des droits et les fait respecter. Elle est très sourcilleuse sur ce point.

 Je me moque un peu d'elle ( gentiment) en l'appelant " Mademoiselle droits acquis"

 Si vous saviez comme la vie a trois est agréable! Amis, Amies, vous y viendriez tous.

 Bien sur, il faut savoir faire régner une certaine discipline. Par exemple, en voiture, c'est toujours Marie qui est à mes cotés ( en vertu d'un droit d'ancienneté) et l'autre est toujours derrière. Elle l'accepte très bien du moment que c'est un problème de droit. Elle respecte le Droit comme elle fait respecter les siens.

 J'ai longtemps hésité avant de vous parler de ce ménage a trois. Maintenant je l'ai fait.

 Et il faut que je vous quitte immédiatement. Elle est là, Solen, qui me saute sur les genoux pour me dire que c'est l'heure de sa promenade. Elle ne me fichera pas la paix tant qu'elle n'aura pas son collier autour du cou.

 Ah! Ma petite Yorkshire qu'elle est gentille, et combien avec Marie, elles s'attachent à me rendre heureux………

 Je vais profiter de l'incognito que permet l'écriture sous pseudo, pour faire un aveu.

 Nous faisons un ménage à trois.

 Je le dis très simplement: c'est assez agréable. En tous cas les avantages l'emportent nettement sur les petits inconvénients.

 Elle, Marie, et moi, nous sommes arrivés, je crois pouvoir le dire, à un point d'équilibre qui fait que les causes de dissensions sont de plus en plus rares.

 Bien sur, ayant décidé de dire la vérité, je ne peux cacher qu'il existe une certaine Jalousie entre mes deux compagnes. Peut être un tout petit peu moins du coté de Marie

 Mais pourquoi, le cacher? Cette jalousie ne m’est pas désagréable.

 Lorsque je reviens du rucher par exemple, elles se précipitent vers moi, comme si elles ne m'avaient pas vue depuis un siècle . Marie par exemple me fait beaucoup plus de mamours que lorsque nous n'étions que tous les deux.

 Il y a une sorte d'émulation entre elles. C'est a celle qui dira le plus fort et le plus longtemps; "Je t'aime, tu m'as manqué, et plus à moi qu'à l'autre"

 Mais n'allez pas croire qu'entre elles, c'est la guerre ouverte. Ah, non!! Cela, je ne le supporterais pas. Elles dialoguent normalement et se rendent mutuellement de petits services.

 L'objectivité m'oblige à dire que c'est Marie la plus serviable. Il faut bien le reconnaître, l'autre a un ego surdéveloppé. Elle estime que tout lui est du. Elle a des droits et les fait respecter. Elle est très sourcilleuse sur ce point.

 Je me moque un peu d'elle ( gentiment) en l'appelant " Mademoiselle droits acquis"

 Si vous saviez comme la vie a trois est agréable! Amis, Amies, vous y viendriez tous.

 Bien sur, il faut savoir faire régner une certaine discipline. Par exemple, en voiture, c'est toujours Marie qui est à mes cotés ( en vertu d'un droit d'ancienneté) et l'autre est toujours derrière. Elle l'accepte très bien du moment que c'est un problème de droit. Elle respecte le Droit comme elle fait respecter les siens.

 J'ai longtemps hésité avant de vous parler de ce ménage a trois. Maintenant je l'ai fait.

 Et il faut que je vous quitte immédiatement. Elle est là, Solen, qui me saute sur les genoux pour me dire que c'est l'heure de sa promenade. Elle ne me fichera pas la paix tant qu'elle n'aura pas son collier autour du cou.

 Ah! Ma petite Yorkshire qu'elle est gentille, et combien avec Marie, elles s'attachent à me rendre heureux………

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