03 mars 2007
L'AURA
L’AURA
Cela faisait 8 ans que Pierre passionné par l’optique, s’amusait à inventer de nouveaux verres. Des verres extra légers, des verres vraiment incassables etc….
Il y a un mois, à la suite de mélanges complexes, il avait « sorti » un verre très curieux. Il avait des propriétés bizarres, jugez en :
A travers ce verre, on voyait les objets tout à fait normalement. Mais si un être vivant ( en l’occurrence, cela avait été son chat) passait dans son champ de vision, il ne voyait pas le chat, mais une multitude de traits colorés qui formaient une sorte de bouquet.
Il résolut de faire secrétement une expérience avec sa femme.
Elle rentrait à 18 heures, c'est-à-dire qu’il avait 2 heures devant lui pour se faire une paire de lunettes avec son verre spécial. Donc plus de temps qu’il ne lui en fallait.
La paire de lunettes fut prète bien avant la rentrée de Chantal, et il refit l’expérience avec son chat. Le même phénomène se reproduisit.
Il alla à la fenètre de son appartement, situé au premier étage.
A travers ses verres, il voyait nettement le décor familier, la rue, le trottoir d’en face, les voitures en stationnement, mais, dés qu’un piéton passait sous ses fenètres, il ne voyait absolument pas la forme de ce passant, seulement un bouquet multicolore qui se déplaçait.
Esthétiquement c’était assez joli, avec toutes les couleurs possibles, et des gradations différentes. Il remarqua qu’il n’y avait pas deux bouquets semblables…..un peu comme les empreintes digitales…et c’est cette comparaison qui amena Pierre à penser que ce qu’il voyait, c’était peut être l’aura de chaque personne qui passait.
Lorsque Chantal pénétra dans l’appartement, Pierre vit aussitôt un bouquet riche en couleurs dans lequel la couleur verte dominait. Mais au stade ou il en était, il n’était pas possible de savoir ce que cela signifiait.
Pierre passa une nuit blanche. Jusqu’à ce jour, l’optique avait été pour lui une occupation passionnante ; mais qui restait une activité ludique.
La découverte qu’il venait de faire risquait d’être d’une importance capitale. Certes ce n’était encore qu’une possibilité, mais Pierre « sentait » qu’il s’agissait de quelque chose de primordial.
Il se dit que voir, à travers de lunettes,un bouquet multicolore, c’était bien, mais insuffisant, pour mener des études scientifiquement sérieuses. Comment en effet faire des comparaisons, en n’ayant pas sous les yeux plusieurs « bouquets » pour déceler les analogies et les différences.
Pierre décida de munir un appareil photo d’un objectif constitué par son verre spécial.
Et c’est ce qu’il fit le lendemain, de bonne heure, aprés que Chantal soit partie, et qu’il eut téléphoné à sa secrétaire ( il était chef de service dans un groupe d’assurances) qu’il serait absent pour la journée.
Afin d’avoir immédiatement les résultats de son expérience, Pierre alla chercher son polaroid dont il ne se servait plus depuis longtemps, et adapta son verre devant l’objectif.
Son sujet le plus commode était son chat. Il prit donc en photo son chat qui ronronnait doucement, roulé en boule sur un fauteuil.
Il suffit de quelques secondes pour voir apparaître l’image, mais ces secondes parurent longues, longues à Pierre.
Avant même le décor qui entourait le chat, ce sont les traits de couleurs qui parurent sur la photo. La netteté n’était pas absolue : ce n’était qu’un polaroid. Sur le fauteuil la forme du chat n’apparaissait pas, mais une gerbe de traits semblaient partir d’un point qui devait être la tête du chat. Ces traits, de différentes longueurs, de différentes couleurs montaient en s’évasant, comme un bouquet ou plus précisément une aigrette.
Le chat n’avait pas bougé, et Pierre prit successivement 4 autres photos.
Lorsque toutes furent « sorties » il les mis cote à cote sur la table.
Il constata qu’elles étaient très semblables mais pas tout à fait identiques.
Pierre avait l’esprit scientifique. Il ne voulait pas tirer de conclusions hatives sur ce phénomène, mais une première hypothèse pouvait être énoncée.Ces traits lumineux pouvaient être l’aura du chat, c'est-à-dire la représentation de tous les aspects psychiques de l’animal.
Si cette hypothèse était exacte, il serait normal que globalement , le « bouquet » reste constant mais que certains petits détails(traits plus ou moins longs, un petit trait en plus ou en moins) témoignent d’une activité cérébrale.
Il n’était pas impossible que son chat, endormi, fasse des rèves qui se traduisent par ces légères modifications.
( A suivre)
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Cela faisait donc un mois, que Pierre avait mis au point ce verre et effectué ses premières expériences.
Le premier morceau
de verre qu’il avait « sorti » faisait environ 20 centimètres 20 centimètres
Il y avait 9 ingrédients. Il essaya en en supprimant un, l’un après l’autre. Il avait obtenu les 9 fois un verre ordinaire. Il avait donc établi que les 9 composants étaient indispensables.
Puis il varia les proportions de chaque ingrédient. Et il put établir qu’une variation ne pouvait excéder 1 millième, pour obtenir son verre spécial.
La preuve était une fois de plus apportée que le coefficient « chance » dans toutes les découvertes était primordial. Utiliser 9 élements et dans une proportion très précise, combien y avait il de chance pour qu’il tombe juste dessus ?
Mais Pierre ne s’attarda pas sur ce calcul de probabilité.
Il essaya de penser aux applications pratiques de sa découverte.
Il avait parfaitement conscience de détenir un secret d’une importance capitale, et les premières questions qui se posaient à lui, étaient : Dois je parler de ma découverte ? Et à qui ?
Sa femme, Chantal ne lui posait aucune question, mais Pierre sentait bien qu’elle le trouvait extrèmement nerveux ces temps ci. Il résolut de lui en parler en priorité.
Il ne le regretta pas. C’était tellement agréable de pouvoir parler à quelqu’un de ses recherches, de ses premiers résultats, de savoir qu’un autre cerveau pensait à ce problème…
Ils décidèrent de poursuivre ensemble des expériences, pour délimiter le champ d’action de cette découverte.
Ils munirent 2 appareils photos sophistiqués d’une plaque de verre spécial, auquel, ils décidèrent de donner le nom de Cépé ( de leurs initiales C et P).
Puis ils prirent 5 photos de plusieurs personnes de leur entourage, et qu’ils connaissaient bien.
Evidemment les observations qu’ils purent faire n’avaient rien de scientifiques. Mais connaissant le caractère de chaque personne, ils crurent pouvoir conclure, que la couleur rouge représentait l’agressivité, les fortes personnalités, et la jaune, les caractères les plus effacés.
Pierre pensa que la première chose à faire, était de garantir sa découverte par le dépôt d’une enveloppe Soleau et ensuite, celui d’un brevet.
L’enveloppe Soleau permet à une découverte de prouver la date de sa réalisation.
L’INPI fournit 2 enveloppes spéciales. L’inventeur décrit sa découverte en style libre, et en 2 exemplaires qui sont glissés dans chacune des 2 enveloppes. Les 2 enveloppes sont renvoyées a l’INPI qui possède un dateur à perforation. La date perfore l’enveloppe et le compte rendu de découverte, une enveloppe est gardée par l’INPI, l’autre est renvoyée à l’inventeur qui pourra si nécessaire, apporter la preuve irréfragable de la date de son invention.
Le dépôt d’un brevet est chose plus compléxe, car il y a un formalisme à observer et Pierre préféra passer par un cabinet spécialisé dans le dépôt des brevets.
Pendant l’accomplissement de ces formalités administratives, Pierre et Chantal poursuivaient leurs expériences et leurs réfléxions.
Si les photos obtenus représentaient vraiment les auras des personnes, le champ d’application de cette découverte était immense. Et des problèmes d’éthique risquaient de se poser.
Si l’on arrivait à décrypter une personnalité avec l’examen des auras, ne serait ce pas un viol des personnalités ?
Le sérum de vérité pourrait être mis au placard. Lors d’un interrogatoire, un mensonge se traduisait par une modification non négligeable du « bouquet » et l’apparition d’un trait par exemple marron, au centre de ce bouquet.
Pierre et Chantal avaient voulu deux fois préparer des interrogatoires au cours desquels Chantal devait glisser un mensonge. D’un coté, la modification du bouquet confirmait qu’ils avaient vu juste, mais, devant le résultat de cette expérience, ils eurent peur soudain de toutes les possibilités offertes par ce procédé.
Oui ,cela posait un sérieux problème d’éthique !!
Ils avaient même des craintes sur ce que chacun pourrait découvrir chez l’autre.
Ils restèrent une semaine, sans faire d’autres expériences, discutèrent longuement sur l’opportunité de continuer ou de tout laisser tomber.
Ils arrivèrent à la conclusion qu’ils ne pouvaient eux-mêmes prendre cette décision. Mais à qui en parler ?
Le moment est venu de vous dire comment j’ai pu savoir tout cela.
Chantal est ma sœur et Pierre mon beau frère. C’est à moi qu’ils décidèrent d’en parler en priorité.
C’est ce matin qu’ils sont venus avec une paire de lunettes Cépé , des photos et des compte rendus d’expérience.
Un beau cadeau qu’ils viennent de me faire !!!!!!!
Ma réaction première a été de leur dire : « Laissez tomber. Ce truc , c’est de la dynamite. C’est démoniaque !Vous rendez vous compte de toutes les possibilités qui seraient données à n’importe qui pour pénétrer dans les pensèes intimes de chacun, de faire du chantage, des combines de toutes sortes ?»
Et puis le doute est venu. Qui peut dire si sur le plan médical cette découverte ne pourrait pas avoir des applications bénéfiques ?
Non. L’importance de l’invention de ce verre spécial dépassait largement mes compétences, pour juger de l’intégralité de ses effets.
Mais qui serait compétent dans ce domaine ?
Je proposais à Chantal et Pierre de nous revoir chez moi le lendemain, Mardi,à 15 heures et chacun donnera son opinion. Nous tenterons de prendre ensuite une décision.
Mardi 18 heures
Je reprends ce récit. Il s’est passé aujourd’hui des choses curieuses.
A 15 heures avec une précision toute militaire, Chantal et Pierre arrivèrent chez moi.
Je pris la parole en premier :
« Je crois que la première chose à faire est de cacher tous les éléments de ta découverte qui pourraient permettre à quelqu’un de retrouver ta formule.
Puis dans un deuxième temps, je propose que l’on entre en contact avec un Directeur du C.N.R.S..
Si nous obtenons ce rendez vous, il me semble que nous devrions en premier lieu lui demander de nous faire confiance. Qu’il parte du principe que Pierre a mis au point un verre permettant vraisemblablement de voir les auras des êtres vivants. Ce que nous lui demanderions serait un avis sur l’intérêt pour l’humanité de « sortir » cette découverte, en particulier sur le plan éthique.
Ensuite, nous aviserions.
Au moment ou Pierre allait me répondre, la sonnette de ma porte d’entrée retentit.
( A suivre)
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Qui pouvait venir ? Je n’attendais personne.
Sur le palier, 2 hommes d’une quarantaine d’annèes, fort bien habillés, et assez distingués.
L’un qui parut tout de suite comme étant le chef hierarchique, me dit :
-« Je suis heureux de constater que vous êtes avec votre sœur et votre beau frère. D’ailleurs nous le savions et c’est pourquoi nous sommes là. Nous avons une proposition à vous faire. »
- Comment saviez vous que nous étions tous les trois ? Quand à votre proposition je ne vois vraiment pas sur quoi elle pourrait porter.
- Si vous voulez bien nous laisser entrer, cher Monsieur, vous le saurez
J’étais extrémement surpris par cette entrée en matière, mais en fin de compte je les fis entrer
Le chef des visiteurs attaqua immédiatement :
- « Madame, Monsieur, je sais que l’un de vous, vous je crois ( il se tourna vers Pierre) a mis au point un verre dont les propriétés sont assez spectaculaires. Je tiens tout d’abord à vous en féliciter. Cette découverte nous interesse. Vous voyez, je vais droit au but.
- Bien entendu, nous savons aussi que vos expérimentations ne sont pas très avancées.Il est possible qu’il ne s’agisse que d’une curiosité sans perspective d’applications pratiques.
- Mais nous sommes disposés à prendre des risques, et des risques importants, puisque je suis autorisé à vous proposer un cash de 1 million d’euros, et un contrat de collaboration à discuter pour la mise au point de diverses applications »
- Bien entendu, Pierre, Chantal et moi, étions soufflés, non pas tellement par l’importance de l’offre, mais surtout par la connaissance parfaite de ces inconnus sur la découverte de Pierre. Je pris la parole
- -« Messieurs, je ne sais qui vous êtes, ni qui a pu vous faire avaler les sornettes que vous nous débitez. Je suppose que vous avez du faire l’objet d’un pari, et j’ai le regret de vous annoncer que vous l’avez perdu. »
- - « Allons, allons, me répondit le chef, si nous cessions de plaisanter, nos conversations pourraient peut être progresser. Vous savez que tout ce que j’ai pu vous dire est rigoureusement vrai . D’ailleurs les démarches que vous effectuez prouve que vous voulez rentabiliser votre découverte, et vous le voyez, sans effort de votre part, nous venons a vous. »
- - « Messieurs, j’ai accepté de vous recevoir chez moi. Je pense que la plus élémentaire courtoisie serait que nous sachions qui vous êtes et qui sont les « nous » aux noms desquels vous semblez parler »
- - « A la bonne heure ! voilà une demande sensée. Veuillez nous excuser de ne pas nous être présentés plus tot.
- Je suis Roger Dujardin, et voici mon collègue James Still. Quand au « nous », au nom duquel nous parlons, il n’y a pas de mystère . Ce sont les Etats-Unis. Je pense qu’il y a là de quoi vous rassurer.
- - « Mais enfin, qui vous a parlé de ces recherches ? »
- - Reconnaissez Monsieur que je n’ai pas hésité à répondre franchement à vos premières questions. Mais en ce qui concerne nos sources d’information, vous êtes je pense suffisamment avertis pour savoir qu’il n’est pas d’usage de les dévoiler.
- - « Vous devez comprendre à votre tour que nous avons à nous concerter tous les trois. Si vous le voulez bien, nous vous recevrons ici, demain a 15 heures »
- Ayant donné leur accord, Dujardin et Still prirent congés.
-
-
- Lorsque nous nous sommes retrouvés seuls, nous nous sommes creusés la tête pour savoir à quel niveau se trouvait « la fuite »
- J’étais certain de n’en avoir parlé à personne, même pas à ma femme. Pierre n’en avait parlé qu’à Chantal et à moi, il était formel sur ce point. Quand à Chantal, elle certifiait qu’elle n’avait même pas fait une allusion à quiconque. Je la connaissais assez pour être certain qu’elle disait vrai.
- Alors ?
- Alors il n’y avait que 2 solutions
- - Soit quelqu’un s’était introduit chez Pierre et avait pu recueillir des renseignements. Sans exclure totalement cette hypothèse elle était peu probable, car les américains possédaient des détails qu’une simple visite domiciliaire n’aurait pu leur apprendre.
- - Soit, la fuite provenait du cabinet chargé de la mise en forme et du dépôt du Brevet. Cela semblait inoui, et pourtant….
- Ce problème de localisation de la fuite, pour important qu’il soit, n’était cependant pas la chose la plus importante, à mes yeux. Je pensais, et je le dis à Chantal et Pierre, il fallait avant tout, trouver une cachette sûre pour tous les éléments touchant à la découverte : les compte rendus d’expérience, les lunettes, les photos, les appareils photos, et les chutes des verres Cépés.
- Pierre me donna raison. Mais ou trouver une cachette suffisamment sûre ?
- Je me souvins alors que je connaissais cette cachette inviolable.
- J’avais passé
ma jeunesse, à Grillon, un petit village situé à 5 km la
Drome.
- A la sortie de Grillon sur la route menant à Grignan( ou se trouve le château de Madame de Sévigné), une petite montagnette appelée Crau, abritait nos jeux.
- Cette colline est constituée de Saffre ( du sable) dans lequel des rochers plats, horizontaux, gris foncé forment des plateformes d’où nous nous élancions pour faire des sauts acrobatiques dans le sable.
- Sous l’un de
ces rochers, nous avions crée une cache.Aprés avoir enlevé du sable sous la
roche, nous avions mis, verticalement une tole provenant d’un capot de voiture.
Derrière cette tole, nous avions une cache d’environ 1 mètre 50 centimètres
- C’est là que, tout gamins, nous voulions mettre notre trésor…….Quand nous l’aurions trouvé…….
- En attendant, nous y mettions nos gouters en debut d’après midi, avec notre boisson. C’était une bouteille de pipper mint, vous savez, ces bouteilles avec un renflement sur le goulot, et qui contenait de l’eau et du pippermint( menthe)
- Je pense qu’après plus de 40 ans cette cache pourrait enfin renfermer un vrai trésor : la découverte de Pierre.
- Mon idée fut acceptée et nous avons pris rendez vous pour le lendemain
( A suivre)
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- Mercredi soir
-
- Donc, ce matin ,
de bonne heure, à 6 heures 30, nous partions de Valence ou nous habitons, pour
Grillon à 80
kilomètres
- Trois quart d’heures plus tard, j’avais tout de suite repéré « mon » rocher » et en quelques minutes, dégagé le sable devant la tôle. Cette dernière enlevée, c’est avec une grande émotion que je vis une bouteille de pippermint, à demi pleine, et qui m’attendait depuis plus de 40 ans…………………
- Pierre reconnu que cette cachette était merveilleuse. Nous avons entreposé dedans tous les éléments concernant son invention, et après avoir remis en place la tole et le sable qui redonnait un aspect naturel à cet endroit, nous sommes revenus sur Valence.
- Qu’allions nous faire avec nos « Amerlocks » ?
- Nous avons décidé de leur répondre cet après midi, que devant les convoitises qui se manifestaient, nous avons pris peur, et que nous avons détruit dans la matinée toutes traces de la découverte de Pierre.
- Avec l’accord de Chantal et Pierre, j’avais mis au courant ma femme Marie, qui aussitôt nous traita de débiles de refuser le million d’Euros.
- -« Vous vous rendez compte que maintenant que l’idée est lancée, et avec les moyens qu’ils possèdent, les Américains vont bien finir par retrouver la formule. D ‘ailleurs, vous ne savez pas d’où provient la fuite, et peut être ont-ils déjà beaucoup d’éléments qui leurs permettront d’aboutir très vite.
- Et vous, comme des andouilles, avec vos belles préoccupations morales, vous n’aurez rien évité du tout….sinon de gagner un million d’euros, et peut être plus, car le montant, j’en suis certaine aurait pu être discuté. Vous êtes des enfants !
- Allons, bon. Des disputes dans le ménage, maintenant. Décidemment, Pierre aurait pu se dispenser de faire joujou avec ses morceaux de verre !
-
- Dujardin et Still, arrivèrent à l’heure prévue.
- Après les civilités d’usage, Dujardin sortit un chèque :
- - « Voilà. J’ai préparé un chèque de un million d’euros.Nous vous demandons simplement une paire de lunettes avec vos verres spéciaux ( nous savons que vous avez baptisé ces derniers, verres Cépés, et nous ne voyons aucun inconvénient à leur conserver ce nom), ainsi que la formule de fabrication des Cépés.
- Par ailleurs, nous sommes préts à mettre sur pieds un protocole d’accord pour que vous deveniez les Directeurs d’un centre de recherches, ici ou aux Etats-Unis à votre choix.
- Il va sans dire que des royalties seront prévus à votre bénéfice »
- Marie, qui assistait à l’entretien, s’apprétait à intervenir. Je parvins à la devancer
- -« Messieurs, nous avons un aveu à vous faire.
- Dés qu’il eut découvert son verre spécial,Pierre eut quelques craintes sur l’utilisation qui pourrait en être faite. Il s’en est ouvert à moi, et je partage ses craintes.
- Votre visite d’hier a en quelque sorte matérialisé nos doutes….et les a transformé en certitude. Cette invention risque d’être dangereuse pour l’humanité.
- Aussi, d’un commun accord, nous avons ce matin détruit, toutes les traces de cette invention : les verres spéciaux, la formule, les contre rendus d’expérience… Il ne reste rien, et Pierre lui-même serait incapable de retrouver ce qu’il avait découvert par hasard »
- Still et Dujardin éclatèrent de rire avec un ensemble parfait
- - « Allons, allons, vous nous prenez pour des enfants !!Votre découverte vaut beaucoup d’argent et vous voulez nous faire croire que vous avez été assez bètes pour la détruire ?
- Allons Messieurs, soyons sérieux ! Que voulez vous exactement ? Nous, nous jouons cartes sur table, faites en autant ! Vous trouvez que 1 million d’euros est insuffisant ? Nous pouvons en discuter , mais discutons franchement ! »
- Pierre s’adressa à Dujardin qui semblait être le chef de délégation :
- - « Ecoutez, Monsieur Dujardin, vous défendez les intérets américains, mais votre nom a une consonnance française. Vous, vous devriez comprendre que nous avons des valeurs qui n’ont rien à voir avec les Dieux Dollar, ou Euro.
- Je me suis rendu compte que mon invention faisait courir des risques à l’humanité toute entière. Alors, mon intérêt personnel passe au second plan. J’espère que vous le comprendrez.
- Still et Dujardin, interdits, ne comprenaient manifestement pas. Que l’on puisse trouver quelque chose qui a plus d’importance qu’une très grosse somme d’argent, c’était pour eux tout simplement inimaginable. Ils ne savaient plus que penser.
- Ces Français étaient ils des roublards ou des fous ?
-
- Quoiqu’il en soit, ils en étaient certains, les Français n’avaient pu détruire les traces de leur invention, et si cette dernière existait toujours, eux, américains devaient la posséder.
- Décidemment, c’était certainement une question de prix, et Dujardin reprit
- - OK Messieurs vous êtes très forts. Je porte mon offre à la limite extrème. Je vous verse cash, 2 millions d’euros.
- Marie me donna un coup de coude. Cette somme faisait naitre en elle l’idée de mille achats……
- Mais Pierre reprenait avec un admirable sang froid.
- - « Vous ne pouvez pas nous comprendre.
- Supposons je dis bien supposons que mon invention permette de déceler des détails sur la personnalité , par une simple photo. Imaginez toutes les possibilités que cela offrirait à des gens mal intentionnés. Certains ne trouveraient jamais de travail, d’autres subiraient des chantages, des amis se facheraient des couples se sépareraient etc.
- Non. Nous ne voulons pas faire courir de tels risques à l’humanité.
- -« Monsieur, vous vous acharnez à ne voir que l’un des cotés de la médaille. Il y a le revers, mais il y a aussi l’avers.
- Vous rendez vous compte des dangers que faisaient courir la découverte de l’électricité : toutes ces morts par electrocution, et pourtant, qui, aujourd’hui songerait à se passer d’electricité ?
- Songez qu’avec vos découvertes, il n’y aurait plus d’erreurs judiciaires, que certaines maladies pourraient être décelées d’une manière précoce, et donc guéries .
- Contestez vous l’intérêt de la radioscopie par exemple , ou de la radiographie? Pourtant on va fouiller à l’intérieur des gens aussi !
- Votre découverte sera faite par d’autres si vous ne voulez pas en bénéficier, vous, d’autres ne se gèneront pas.
- Marie intervint à son tour :
- - Ce problème n’est pas de ceux que l’on peut régler en 5 minutes. Il est extrèmement complexe et personne ne peut préjuger des applications multiples que la découverte de Pierre risque d’engendrer.
- Ne croyez vous pas, tous, que 24 heures de réflexion de plus ne serait pas du luxe ?
- Dujardin répondit :
- Je ne vois pas d’inconvénient à ce que vous réfléchissiez encore 24 heures, mais , vous devez bien le comprendre, il faudra prendre une décision, nous ne pouvons faire trainer les choses. Prenez bien en considération que nous possédons beaucoup d’élements concernant cette découverte, et que nous pouvons mettre d’importants moyens pour parvenir au stade ou vous êtes vous-même arrivés, et votre Brevet n’est pas encore déposé.
- - C’est exact. Mais nous avons une enveloppe Soleau qui prouve notre antériorité.
- - Allons, allons, vous savez fort bien qu’une petite différence dans la découverte peut faire sauter l’antériorité. Non, croyez moi, nos intérets sont liés : Vous nous permettez de gagner du temps, et nous vous permettons de rentabiliser immédiatement vos recherches.
- Nous repasserons demain à 15 heures,
- Puis se tournant vers Marie
- Je crois Madame que vous avez
parfaitement compris que vous avez tout à gagner et rien a perdre. Je souhaite
que vous puissiez les convaincre.
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- Après le départ des représentants américains, et après de longues discussions, il semblait que tous se rapprochaient de la position de Marie, nettement favorable à un accord avec les Américains.Et elle ajouta :
- Ma position est d’autant plus objective qu’il s’agit de la découverte de Pierre, et de lui seul.
- Ce à quoi Pierre répondit.
- Marie a raison de soulever ce problème. Il faut que les choses soient claires. Si je suis l’inventeur, vous m’avez tous les trois énormément aidé.
- Je vous propose de signer un contrat d’association qui pourrait prévoir que je me réserve 40% des bénéfices éventuels, et chacun d’entre vous 20%. Qu’en pensez vous ?
- Je répondis que c’était trop généreux de sa part, et que 70% pour lui et 10% pour les 3 autres serait plus équitable .
- Après avoir encore discuté quelques minutes, ma proposition a été acceptée, et Pierre me demanda de préparer le contrat d’association pour le lendemain.
- Au moment ou Pierre et Chantal allaient sortir, la sonnerie du téléphone retentit, et j’allais décrocher.
- L’appelant avait une voix douce et un accent étranger que je ne pus situer :
- -« Allo ? Bonjour Monsieur. Je sais que des américains sont venus vous voir. Nous sommes nous aussi interessés par votre découverte. Ne prenez aucun engagement avant de nous avoir vus. Pouvons nous avoir une entrevue par exemple demain ? »
- J’avoue avoir été pris de court, et je ne pus que répondre
- -« Mais qui êtes vous, Monsieur ? Et de quoi voulez vous parler ? »
- - « Nous sommes une grande puissance avec de gros moyens. Quand au sujet de notre conversation, vous le connaissez parfaitement…
- - « Mais qui vous a parlé de…euh…ce sujet de conversation ?
- - Nous savons, et là est le principal. Pouvons nous nous voir demain ?
- - Puisque vous savez beaucoup de choses, Monsieur je ne sais qui, vous n’ignorez pas que je ne suis pas un inventeur. Retéléphonez moi demain matin vers 10 heures.
- Mon interlocuteur anonyme me donna son accord,…..et avec Pierre Marie et Chantal, nos discussions reprirent.
- Pierre était pale. Il venait maintenant de réaliser que sa découverte risquait d’ouvrir pour nous tous, une période dangereuse, car il semblait qu’au moins deux groupes puissants voulaient absolument et à n’importe quel prix s’emparer de son invention.
- Marie seule, estimait que le fait que plusieurs soient intéressés était une bonne chose. On pourrait faire monter les enchères.
- Chantal et moi réfléchissions, et nous avons su peu après que nos pensées suivaient la même voie.
- Notre position première était intenable.Il y avait trop de personnes au courant. Les choses risquaient de devenir dangereuses. Il fallait donc traiter, et traiter très vite. Ainsi les autres se débrouilleraient avec celui avec qui nous aurons traité, et ils nous ficheront la paix.
-
- C’est Chantal qui fit part de son raisonnement et je lui dis que j’avais eu exactement le même.
- Normalement nous devions avoir le lendemain des discussions avec les deux parties. Mais qui choisir ? Et sur quel critère ?
- J’émis alors une idée.
- - « Pierre, tu as réalisé déjà quelques expériences, et si tu es loin d’être arrivé à des certitudes, tu dois commencer à déchiffrer les auras, au moins dans les grandes lignes.
- Si nous disposions plusieurs appareils photos à déclanchement à distance,et munis de verre Cépés, nous disposerions des auras de nos éventuels acheteurs et pourrions peut être avoir des éléments pour faire un choix ; »
- Les 3 autres étant d’accord, nous avons décidé de partir immédiatement à Grillon, pour récupérer le matériel.
- Une heure plus tard, nous étions à Grillon, sur la colline de Crau, sous notre roche plate.
-
- Il m’avait semblé en arrivant que les lieux n’étaient pas aussi naturels que dans mon souvenir. Le sable paraissait avoir été remué.Je me mis à creuser comme un fou, enlevais la tole et constatais qu’à l’exception de la bouteille de pippermint, tout notre matériel avait disparu !!!!!
- Nous sommes restés plusieurs minutes, Pierre et moi, assis dans le sable, abasourdis et incapables de dire autre chose que
- « mais qui ? Qui a pu nous voler ? »
Jeudi soir
Nous sommes rentrés sur Valence, hier soir. J’ai aussitôt écrit le compte rendu de la journèe d’hier, bien remplie, que vous venez de lire.
De bonne heure ce matin, Pierre et Chantal sont venus chez moi. Mon appartement était devenu notre P.C de campagne.
Nous ne comprenions toujours pas ce qui avait pu se passer. Personne n’avait pu nous voir, lorsque nous sommes allés cacher le matériel sur la colline de Crau.
A 10 heures notre deuxième groupe « d’acheteurs « devaient nous téléphoner. Que leur dire ?
Et a 15 heures, les américains seraient là, à leur tour…
Que leur dire ?
Les Américains en tous cas n’avaient pas cru que nous avions tout détruit, ils ne croiront pas plus que nous avons été volés.
Nous avons décidé que lorsque les seconds « acheteurs » téléphoneront, je dirai tout simplement que l’invention n’est plus à vendre et je m’en tiendai à cette seule déclaration.
C’est ce que je fis lorsqu’ils me téléphonèrent.
Comme ils insistaient pour nous rencontrer, j’eus soudain une idée.
Soit. Qu’ils viennent. Dans l’après midi à 15 heures.
Les Américains et eux seront réunis. Nous leur dirons la vérité. La cachette à Grillon, qui a été découverte par on ne sait qui. Nous leur proposerons de les emmener voir la cachette pour prouver notre bonne foi.
Pierre, Chantal et Marie approuvèrent mon initiative.
Les Américains d’abord, les autres 2 minutes plus tard, arrivèrent. Les » autres avaient les yeux bridés. Ils étaient Japonais.
( A suivre)
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L'AURA ( FIN)
V
Extrèmement surpris de se trouver face à face, les deux délégations se trouvaient un peu destabilisées. Est-ce pour cela qu’ ils ont bien voulu croire la vérité que nous leur avons dévoilée ? Toujours est il que 20 minutes plus tard, les deux délégations partirent persuadés qu’un troisième groupe, plus futé qu’eux même et que les inventeurs, avaient réussi à s’approprier l’invention.
J’étais je l’avoue, assez content de moi.
Alors que les 3 autres étaient toujours écroulés par la perte de la découverte.
- « Mes amis, leur dis je , arrétez de vous faire du mauvais sang.
- Je vais vous révéler ce que j’ai fait. Je l’ai fait à votre insu, car devant les deux délégations il fallait que vous sembliez vraiment désolés par la perte de l’invention.
- Cette cachette, nous l’avions construite avec mon ami d’enfance, Jeannot. Je lui ai téléphoné hier matin, pour lui demander d’aller retirer ce qui se trouvait dans la cachette. Lorsque nous l’avons trouvée vide, je crois mon cher Pierre avoir bien joué mon role, n’est ce pas ?
- J’ai ensuite
pu joindre le ministère de la
Recherche
- Nous avons rendez vous, Pierre et moi avec le ministre lui-même Lundi prochain.
- Cette invention n’ira ni aux Etats Unis, ni au Japon. Au moins au début, elle sera Française . Il est certain que sur le plan matériel, nous ne seront pas gagnants, mais j’ espère que vous approuverez mon initiative.
- La réponse, je pus la lire sur les trois visages, et c’est Pierre qui l’exprima ;
- - « Gégé, me dit il tu es un chef !! »
- Ah, oui. Je ne pense ne pas l’avoir encore dit. Je m’appelle Gérard, dit Gégé.
FIN
14 février 2007
LES OISEAUX ET NOUS
Ne perdez pas votre temps.
Vous, les sceptiques primaires
Vous qui pensez être trop intelligents pour croire n’importe quoi
Vous qui estimez qu’à vous, on ne la fait pas !
Vous qui vous drapez dans un rationnalisme aristocratique….. désuet
Vous qui prétendez
que l’Esprit humain est capable d’appréhender Toute la
Vérité
N’allez pas plus loin. Ne lisez pas cette histoire à laquelle votre esprit Supérieur ne pourrait croire.
Quand aux autres, sachez que je vais raconter ce qui s’est passé, de la façon la plus simple qu’il me sera possible, et que je n’ai rien inventé.
On était en Septembre. Depuis une huitaine de jours, il pleuvait toutes les nuits, et dans la journée un beau soleil brillait du matin au soir.
C'est-à-dire que, l’époque, l’humidité, la chaleur, les trois éléments étaient réunis pour que les champignons poussent….j’allais dire comme des champignons.
Un matin, l’anse d’un panier à mon bras et suivi de ma chienne Solen, je partis dans les bois du coté de Blache Sautel.
L’air été léger, la température idéale, après une demie heure de marche, tout en sifflotant, j’arrivais au lieu que je m’étais fixé. A dix heures trente, mon panier était plein. Des oronges , des grisettes de Parme, des petits blancs et surtout, surtout, de merveilleuses chanterelles, mon régal.
Je demandais à Solen si elle était d’accord pour que nous nous octroyions quelques minutes de repos, et elle me répondit par l’affirmative en agitant frénétiquement son bout de queue.( d’ailleurs ; elle est toujours d’accord avec moi !)
A l’ombre d’une Yeuse, sur une mousse veloutée, je m’allongeais en écoutant pépier les oiseaux qui semblaient apprécier aussi cette merveilleuse journée.
Blache Sautel est un bien communal qui est constitué de gros massifs de broussailles, de parties plus dégagées plantées de chènes verts et d’yeuses, et de petis bouquets de ronces.
J’étais bien et comme rien de particullier ne m’attendait chez moi, je décidais de rester encore un peu dans cette ambiance virgilienne, au milieu de la nature.
A un moment donné, sans avoir rien entendu, il m’a semblé que quelqu’un me regardait
C’était peu probable ; mais je me relevais sur mes coudes pour jeter un regard circulaire ;
Je vis alors à 5 ou
6 mètres
Bonjour, comment ça va ?
Absolument ahuri par cet oiseau parleur, je ne répondis pas, aussi il répéta
Bonjour comment ça va ?
Je reprenais mes esprits et pensais alors que j’étais en présence sans doute d’un animal domestique, sans doute un mainate, échappé de son domicile, et qui répétait bètement deux ou trois phrases. Pour m’amuser, je décidais de lui répondre
Bonjour Bel oiseau. Je vais très bien. Le temps est magnifique. Et vous ? Comment allez vous ?
Je restais cloué au sol par sa réponse.
« Je vais bien merci. Pouvez vous me suivre, j’ai à vous parler ».
Alors là, mon explication première ne tenait plus. Il s’en présenta aussitôt deux autres à mon esprit. Ou bien je révais ou bien j’étais devenu fou.
Devant mon silence, l’oiseau reprit
Je comprends votre étonnement, mais je vous en supplie, veuilles me suivre. Je veux vous faire voir et vous expliquer certaines choses.
A ce moment une sorte de dédoublement se produisit en moi. Ma raison me disait que devant l’incompréhensible, la seule solution était de fuir, de m’éloigner de cette magie qui ne pouvait être que mauvaise, mais mon corps, lui n’obéissait pas à ma raison, et il se leva pour suivre le mystérieux oiseau.
Solen s’était levée elle aussi et s’approchait, presque en rampant, craintive, jusqu’à l’oiseau, qui d’ailleurs de s’occupait pas d’elle.
Merci me dit l’oiseau pour votre confiance. Nous avons besoin de vous.
Et l’oiseau se mit à avancer en sautillant. Je le suivis et ma chienne derrière moi, nous avons parcouru une cinquantaine de mètres.
Arrivés prés d’un trés gros massif de broussailles, l’oiseau reprit la parole.
Je vais vous demander de faire un peu de gymnastique, mais ce ne sera pas très long. Suivez moi.
Et l’oiseau s’engagea sur un petit sentier de 15 ou vingt centimètres de large et guère plus haut.
J’hésitait à suivre mon guide par un passage aussi étroit, mais à l’intérieur des brousailles, l’oiseau me dit :
Venez. Vous y arriverez, même si ce sera un peu difficile au début.
Ma raison me criait très fort de tourner les talons et de fuir ces phénomènes des plus bizarres, mais mon corps n’obéissait pas et je commençais à ramper sous les brousailles.. Mes mains, mes bras et mes genoux recevaient une multitude de piqures, mais je continuais ma progression.
Nous avions fait une dizaine de mètres lorsque l’oiseau me dit.
Maintenant cela va être beaucoup plus facile pour vous. Il y a très longtemps des hommes ont travaillé pour vous.
Devant moi en
effet, dans la pénombre, je remarquais un trou d’où partait un couloir en pente
douce, qui descendait sous terre. Cette sorte de tunnel faisait environ 2 mètres 2 mètres
Ne craignez rien. C’est tout droit, et nous aurons bientôt de la lumière.
Pour me guider, sans arret, l’oiseau me disait, par là, par là par là.
Après un
cheminement dont je ne peux évaluer la distance, je vis en effet une lueur, et
nous sommes alors arrivés dans une sorte de pièce, plus large que le souterrain
et qui était éclairé par la lumière du jour à 4 ou 5 mètres
Solen était toujours derrière moi, et semblait apeurée…comme moi-même je dois l’avouer.
Dans cette espèce de clairière souterraine, je constatais que de nombreux autre oiseaux noirs ( une bonne cinquantaine) se trouvaient là et pépiaient à qui mieux mieux.
Mon guide émis alors une trille qui imposa silence à toute la troupe.
Monsieur, me dit mon guide, vous l’avez sans doute déviné, nous sommes des mainates, et nous avons besoin de vous car nous sommes menacés.
Je vais vous donner les explications nécessaires, mais auparavant, si vous le permettez, j’ai des consignes à donner.
Et sans attendre ma réponse, dont je ne sais pas d’ailleurs ce qu’elle aurait pu être, il se mit à pépier vivement. Tous les oiseaux écoutaient visiblement attentifs, et lorsqu’il eut terminé, tous les oiseaux s’envolèrent, et nous somme restés seuls, mon guide, Solen et moi-même.
Votre étonnement est normal, mais vous allez comprendre, reprit il.
Nous comptons le temps en hivers.Or , il y a certainement plus de cent hivers, un couple de mainates, dont l’un était blessé,qui étaient arrivés sur un bateau des hommes, aborda sur une terre. Ils volèrent plusieurs journées, et s’arrétèrent dans ce bois. Tout ce que je vous dis s’est transmis de parents à enfants.
Nous les mainates, ne pouvons résister aux froids de l’hiver. Aussi quand nos aïeux trouvèrent ce souterrain, ils surent qu’ils étaient sauvés.
Dans un coin de ce souterrain, bien à l’abri du vent, ils firent une petite cabane couverte de mousse. Ils rentrèrent de la paille, et des graines de blé, d’orge et d’avoine. C’était la provision idéale pour l’hiver, parce que ces graines se conservent bien.
Nous sommes les descendants de ce couple.
( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/
LES OISEAUX ET NOUs ( 1)
Nous les Mainates avons un don. Notre gosier nous permets d’imiter des langages, aussi bien des hommes ( vous l’avez constaté) mais aussi de toutes les familles d’oiseaux.. Nous parlons donc avec les hirondelles, les martinets, les moineaux les pigeons etc..
Nos dons sont bien supérieurs à ce que vous pensiez. Dés la naissance d’un jeune mainate, on lui dit :
» Si tu as affaire aux hommes, parle un peu pour qu’ils s’interessent à toi, mais surtout, ne leur fait jamais comprendre que tu es capable de réfléchir et de discuter comme eux. Ils nous utiliseraient à je ne sais quoi et ce serait la fin de notre race. Tu répéteras quelques mots, mais c’est tout. »
Pour les hommes, les oiseaux sont….Bètes.Et nous les Mainates, comme les autres.
Si vous voulez, je vais vous faire voir notre installation pour l’hiver.
Mon guide s’enfonça un peu plus loin dans le souterrain et me fit voir un petit renfoncement sur la gauche.Ce renfoncement d’environ deux mètres carrés au sol et cinquante centimètres de haut, était recouvert en haut et latéralement par des petites branches entrelacées couvertes de mousse. Sur le sol, un épais tapis de paille.
Compte tenu de
votre taille, vous de pouvez pénétrer ( l’entrée très étroite faisait à peine 20 centimètres
Voilà. Maintenant que je vous ai dit comment nous sommes venus là, et comment nous avons pu y rester malgré des hivers rigoureux, je vais vous dire pourquoi nous avons besoin de vous.
Ahuri par tout ce que je venais de voir et d’entendre, je n’avais pas ouvert la bouche depuis un moment. Mais comme le dit le vieux dicton populaire « On s’habitue à tout » et de fait, tout ce que je vivais me semblait de moins en moins incompréhensible.
- Je ne vois vraiment pas en quoi je pourrais vous aider. Et tout d’abord, pourquoi vous être adressés à moi.?
- Si, je pense que vous pouvez nous aider à survivre. Car il s’agit bien de cela. Sans vous, nous sommes condamnés.
- Je vais répondre à votre deuxième question. Ce n’est pas par hasard que nous nous adressons à vous.
- Je vous ai dit que nous parlions le langage de tous les oiseaux. Des hirondelles, qui nichent sous les tuiles, prés de la salle de délibération de la mairie, avaient proposé à l’un de nous de venir écouter ce que disaient les hommes. Comme nous voulons être au courant de ce que font les hommes ( excusez moi, mais c’est de vous que nous pouvons tout craindre), l’un de nous assiste à toutes les délibérations du conseil municipal, et nous sommes assez intelligents ( j’espère que vous en conviendrez) pour comprendre ce que vous dites.
- Nous savions que vous faisiez partie du Conseil Municipal. D’autre part, nous avions remarqué que chaque annèe au mois de Septembre, vous venez chercher des champignons dans ce bois de Blache Sautel..
- Notre « oreille » nous a fait savoir, que le Conseil municipal, il y a 8 jours, a décidé d’utiliser Blache Sautel pour en faire un espace de jeux. Tennis, Pistes d’athlétisme, boulodrome, buvette etc..
- Mon guide en était là de son récit, quand un Mainate arriva. Il avait dans son bec une dizaine de feuilles de figuier qu’il déposa, l’une à coté de l’autre sur le sol, pour faire une sorte de plat. Presque aussitôt, d’autres mainates arrivèrent portant dans leur bec des grapillons de raisin, qu’ils déposèrent sur les feuilles de figuier.
- - Si vous voulez vous asseoir, Monsieur, et manger quelques grains de raisins, cela vous rafraichira
- Des mainates mondains maintenant !!Je ne pus m’empécher de sourire en pensant à la tête que feront les gens quand je leur raconterai mon aventure !Si je la leur racontais…
- Je mangeais quelques grains de raisin, puis demandais :
- - Ce n’est tout de même pas vous qui avez creusé ce souterrain.
- - Evidemment non. D’ailleurs je vous l’ai dit: des hommes il y a longtemps avaient travaillé là.
-
- Après de
nombreux survols, et compte tenue de la direction du souterrain, nous savons
que ce tunnel était une sortie secrète du château qui est à 5 Km
- En effet, si le projet du conseil Municipal se réalise, toute la végétation va être rasée, notre cachette sera trouvée et comblèe. Nous serons tous condamnés.
- Et c’est là que vous devez intervenir. Il faut absolument que le projet de complexe sportif se réalise ailleurs qu’ici. Vous faites partie du conseil, vous pouvez certainement intervenir !.
- - Je ne promets pas le résultats, mais je m’engage à exercer toutes mon influence pour obtenir que l’espace sportif soit crée en un autre lieu..
- Je voudrais maintenant vous poser une question qui m’intrigue énormément.
- Vous parlez merveilleusement le Français. Je ne doute pas de vos possibilités de parler d’autres langues humaines en plus de celles des oiseaux. Bon. Cela peut s’expliquer par un don naturel, une conformation particulière de votre larynx.
- Par ailleurs, vous possédez incontestablement une intelligence comparable à celle des humains.
- Alors, voici ma question. Il ne semble pas que vous ayez un développement technique auquel devrait correspondre votre développement intellectuel..
- - Votre remarque est malheureusement judicieuse.Et les explications sont nombreuses.
- Votre durée de vie est égale à 10 fois la notre. Si tous les hommes mourraient à 8 ans, ou croyez vous que vous en seriez sur le plan du développement technologique ?
- Ensuite, vos recherches sont effectuées par des millions d’hommes à la fois, et chacun peut bénéficier des découvertes des autres, ce qui permet une accélération des progrés. Alors que nous vivons en petites unités de 30, 40 ou 50 individus, totalement indépendantes les unes des autres.
- Enfin, il y a une troisième raison, qui est peut être la plus importante. Comme vous l’avez dit, nous avons des dons dans le domaine du langage. Nous en avons aussi dans le raisonnement. Malheureusement , nous n’avons pas, ce que vous appelez, vous humains « La bosse des maths » Nous ne sommes pas des scientifiques. Or le développement c’est avant tout des découvertes scientifiques.
- Toutes ces raisons sont suffisantes, mais si vous en voulez une supplémentaire, je vous dirais que nous ne sommes pas gatés pour les travaux manuels, car nous n’avons pas de main.
- Voilà pourquoi, nous n’évoluons pas, mais nous sommes à même d’admirer, ce que vous, les hommes vous arrivez à réaliser. Ne serait ce qu’a transporter des centaines d’entre vous dans d’énormes oiseaux, créés par vous.
( A suivre)
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LES OISEAUX ET NOUS
- - Monsieur, je vous le demande et répondez moi franchement : pensez vous qu’il y ait une chance pour que vous nous sauviez la vie.
- - - Très sincèrement, je le pense.En dernier ressort, si je n’arrive pas à faire modifier le lieu d’implantation du centre Sportif, je mettrais ( mais en dernier ressort) quelques collègues au courant, en leur demandant instamment de ne pas révéler votre présence.
- Parce que vous avez raison. Si certains hommes apprenaient votre existence, ils auraient aussitôt l’idée d’en tirer quelques bénéfices, et même si vos existences étaient sauvées, ce ne serait plus pour vous…..une existence. Vous n’auriez certainement plus de liberté.
- Monsieur, nous sentons que vous ne faites pas partie des hommes dont vous venez de parler. Et nous vous faisons entièrement confiance.
- - Je vous le répète, je ferai l’impossible. Et maintenant, si vous permettez, je vais rentrer chez moi.
- Accompagné de mon guide, je sortis du souterrain d’abord, du taillis ensuite, et je vis aussitôt que des mainates, venaient derrière moi pour réparer les dégats que j’avais occasionnés dans les brindilles.Il fallait que la rentrée reste indécelable. Ce fut réparé en un rien de temps., et l’on on ne vit plus le passage que j’avais emprunté.
- Reprenant mon panier de champignons, et toujours suivi de Solen qui ne m’avait pas lachée d’un mètre durant toute notre visite, je revins chez moi, la tête pleine des conversations que je venais d’avoir avec….. un oiseau
- Le lendemain soir, nous avions une réunion du Conseil Municipal. A l’ordre du jour :l’installation d’un éclairage sur le pan de vieux ramparts du X1V ème siècle de notre village.
- Avant que l’ordre du jour ne soit entamé, j’ai demandé la parole.
- En m’excusant
de revenir sur un sujet qui était déjà théoriquement réglé, je parlais des
avantages que nous aurions à installer notre centre sportif sur Marinier et non
sur Blache sautel.. J’indiquais tout d’abord un gain de trajet de prés de 1 km 125 m2
- Plusieurs conseillers se déclarèrent d’accord avec ma proposition, mais le Maire, une tête de mule, ne cessait de répéter : « ce qui est décidé est décidé, ce qui est décidé est décidé »
- Je sortis alors mon dernier argument :
- Il y a également une raison écologique à notre choix. Avez-vous remarqué que sur Blache Sautel, il y a énormément d’oiseaux que nous allons perturber, alors qu’à Marinier, à part quelques pies, il n’y a pas grand chose
Le maire éclata de rire : « ce ne sont tout de même pas les oiseaux qui vont nous dire ce que nous devons faire !!! »
- Riez, riez, monsieur le Maire !!Savez vous ce que les oiseaux sont capables de faire ? Vous n’en savez rien. Moi non plus je vous l’accorde, mais vous souvenez vous du film de Hitchcok ? Etes vous absolument certain qu’il ne peut s’agir que d’une fiction ? Peut être dans quelques jours, reviendrez vous sur votre opinion !
- - C’est tout simplement ridicule. Nous ferons notre centre sportif à Blache Sautel, nous ne reviendrons pas sur ce qui a été décidé !!
- Rentré chez lui ( je l’ai su plus tard, par la femme du Maire qui me raconta tout ce qui s’était passé ce jour là et les jours suivants) le Maire avait raconté en riant mon intervention au Conseil Municipal, et avait conclu
- - Heureusement que ce n’est pas lui qui a été élu Maire ! Tu te rends compte ! Si nous avions cet illuminé à ma place ?
- Le lendemain, panier au bras, et toujours suivi de Solen je retournais à Blache Sautel.
- J’étais encore
à 100 mètres
- - Je sais que les nouvelles ne sont pas bonnes me dit il. On m’a fait part de ce que vous avez fait pour nous défendre. Nous vous en sommes reconnaissants. Malheureusement, nous sommes condamnés.
- - Attendez, attendez, lui dis je. Ne partez pas battus !Vous m’avez bien dit que vous pouviez entrer en contact avec toutes les espèces d’oiseaux ?
- - Oui. Mais nous ne pouvons rien faire. Nous n’avons pas d’arme pour nous défendre.
- - Si, vous avez une arme. Vous pouvez faire peur.
-
- Voici ce que
vous allez faire. Que vos camarades et vous, entrent en contact avec toutes les
espèces d’oiseaux à 10 km
- Le surlendemain
Monsieur le Maire et sa femme sortirent ensemble, lui, pour aller à la Mairie
- - Alors, l’esprit fort, tu crèves de frousse. Il avait raison, le Pierre quand il te disait que les oiseaux de Blache Sautel devaient être laissés tranquilles. Tu vas faire ce qu’il dit !!Je suis sure, que les oiseaux ne sont venus cette fois ci que pour un avertissement. Mais vas savoir ce qu’ils peuvent faire ?
- - Mais tu es folle ! Les oiseaux se sont énervés je ne sais pas pourquoi, mais tu penses bien que cela n’a rien à voir avec notre projet de centre sportif.
- - Tu es prêt à la jurer ?
- - Non bien sur, mais raisonnablement…
- - Raisonnablement, hein ? et qui te dit que ce n’est pas Pierre qui a raison ?
- - Parce que ce n’est pas logique.
- - Bon. Hé bien, vas à ta mairie. Logiquement tu ne risques rien. Mais moi je ne fais pas de courses aujourd’hui.
Tu vas voir. Oui, j’y vais à ma
Mairie. Je suis sur qu’ils sont partis ailleurs . Le maire regarda par la
fenètre, et en effet le magnifique ciel bleu était vide de tous oiseaux.
( A suivre)
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LES OISEAUX ET NOUS ( FIN)
- Il sortit donc, non sans un petit pincement au cœur il est vrai. Il avait fait une cinquantaine de mètres et commençait à être parfaitement rassuré, lorsque venant de tous les toits avoisinants, une nuée d’oiseaux de toutes sortes se précipita vers lui en poussant des sons discordants et déchirants.
- En courant , Monsieur le Maire rentra chez lui, ou sa femme, l’attendait dans l’entrée et lui dit :
- - Alors gros malin !!Tu le crois maintenant qu’ils en ont après toi ? Tu as intérêt a abandonner ton projet. Je ne sais pas comment, mais ils le sauront et nous laisseront tranquilles.
- - C’est pas possible ! C’est pas possible ! Comment veux tu que des oiseaux sachent ce que nous allons faire ? non, Non, Non. Pour moi, c’est Pierre qui a un Pouvoir sur eux. C’est une créature du démon ! Oui. C’est lui. J’en suis sûr !
- - Ecoute, que ce soit Pierre ou les oiseaux tout seuls, ça n’a pas d’importance. Ce qu’il faut, c’est que tu fasses ce que dit Pierre. Fais ton Centre à Marinier. D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi tu t’entètes . Marinier, c’est aussi bien pour ce que tu veux faire.
- - Bon, bon d’accord. Mais nous ne ferons une réunion que ce soir. Dans la nuit j’espère que ces oiseaux de malheur me ficheront la paix, je vais téléphoner aux conseillers.
- Ce que le Maire fit aussitôt.
- Lorsqu’il me téléphona,pour me convoquer à mon tour, sa voix était encore chevrotante. Pourtant, il ne me dit rien de ce qui s’était passé.
- Pour expliquer la réunion du soir il me dit.
- « J’ai bien réfléchi.Vous avez proposé de donner à la commune une vieille maison que vous possédez prés de Marinier. Je ne me sens pas le droit, en tant que Maire, de refuser un don fait à la municipalité. En conséquence nous l’accepterons et….bien sur, nous ferons le centre sportif à Marinier »
- J’ai eu bien du mal à ne pas lui rire au nez….ou du moins au téléphone. Il voulait sauver la face, mais j’étais bien certain que mes amis les oiseaux avaient du lui flanquer une sacrée frousse.
- A la réunion du soir, la modification de l’implantation au profit de Marinier était votée sans opposition.
- Dés le lendemain matin, toujours panier au bras et avec Solen, je suis retourné une fois encore vers les mainates. Cette fois, j’ai du siffler pour attirer l’attention. Les convocations ayant été faites au téléphone, et, les mainates n’avaient pas eu connaissance de la réunion d’hier soir.
- Je leur ai expliqué ce qui s’était passé. Je l’ avoue sans honte, ce fut l’un des moments les plus émouvants de ma vie.
- Mon guide me fit asseoir sur un épais matelat de mousse qu’ils avaient préparés pour moi. Ils étaient littéralement fous de joie, de savoir qu’ils étaient sauvés, et ils ne savaient comment me prouver leur reconnaissance.
- Je leur dis que la victoire était avant tout la leur. Ils avaient su apprendre les projets de la municipalité, ils avaient su rassembler tous les oiseaux, et tous ensemble, ils avaient réusssi à faire très peur au Maire et à sa femme.
- Ils avaient gagné, j’en été très heureux, mais ce sont eux qui avaient gagné.
- Malgré mes explications, tous les mainates ne savaient comment me prouver leur reconnaissance. Ils étaient allés chercher des grapillons de raisins frais. L’un commença par prendre la tige d’un grapillon dans son bec, puis il vint se percher sur mon épaule pour que je puise le déguster sans me déplacer. Un deuxième puis un troisième , une vraie noria se mis en place, jusqu’à ce que je demande grace. Oui. J’avais les larmes aux yeux.
- Que l’on ne vienne jamais, oh, non, jamais ! me dire que les oiseaux sont de simples objets mouvants. Il y a entre les hommes et les oiseaux des ressemblances qui n’apparaissent pas au premier coup d’œil, mais que j’avais eu la chance de pouvoir constater de très prés et ce, sans discussion possible..
- Pour ne pas risquer d’attirer l’attention de personnes mal intentionnées, je me suis fait une règle de n’aller voir mes amis les Mainates qu’une fois par mois. Mais chaque fois c’est un plaisir renouvelé de discuter avec eux.
- Vous aurez remarqué que tout au long de mon récit, je n’ai donné aucun nom de village, aucune indication qui pourraient vous préciser ou trouver mes amis. Pour eux comme pour nous, l’adage est valable
- « Pour vivre heureux, vivons cachés.
FIN
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