Aristée

Aristée

21 février 2007

ALERTE ROUGE


 

 
 

 

                         
   

 

   
   

 

   
 

 

 
 
  ALERTE ROUGE
 
  Arrivé la veille à Douala, j’ai passé une excellente   nuit dans ma chambre de l’hotel des cocotiers, bercé par le ronronnement du   climatiseur.
  Je téléphonais pour avoir mon petit dejeuner dans ma   chambre.
  Je voulais profiter au maximum de cette calme ambiance,   agréable, de la climatisation particulièrement appéciable ici ou la chaleur   humide de l’extérieur est difficile à supporter.
  Je sais que la journèe sera dure, peut être pas   dangereuse, mais sait on jamais ?
  Il y a 12 ans que je travaille pour le 2 ème bureau   Français, et je suis payé ( assez mal d’ailleurs) pour savoir que dans mon   activité, les situations délicates peuvent surgir à n’importe quel moment.
  Or j’étais aux basques d’un assez gros morceau, et   j’avais tout lieu de penser que je n’étais pas le seul…..Ce qui était source   de complications.
  Mon déjeuner terminé, avec un soupir de regret, je   quittais ma chambre….et ma tranquillité d’esprit .Les choses sérieuses   allaient commencer.
  J’avais rendez vous a à 10 heures, prés de la piscine de   l’hotel avec un représentant de l’Ambassade de France, qui en fait comme moi,   travaillait pour le Colonel Dubois.
  Vous connaissez tous le Colonel Dubois et je n’ai aucun   scrupule à révéler son nom puisque Pierre Nord l’a fait avant moi
  J’étais hier matin dans son bureau et il m’avait donné   ses dernières instructions :
  « Pierre, je ne sais pas si je vous offre un voyage   d’agrément ou si la piste que nous suivons est sérieuse… »
  - « Mon Colonel, je serais surpris que vous m’offriez un   voyage d’agrément, et d’après les éléments que vous m’avez fourni hier, nous   le savons vous et moi »
  - « Ce que je voulais dire c’est que Hussein Hussein que   vous allez rencontrer n’est peut être que du menu fretin »
  - - « Du menu fretin ? Il y a 99 chances sur cent pour   qu’il soit à la base de ce projet d’attentat dans le métro parisien »
  - « Hé bien voilà. Vous venez de le dire : Ce n’est pas   une certitude…Mais ne perdons pas notre temps en discussions oiseuses.
  - « Le lendemain de votre arrivée, vous rencontrerez   Sabatier, attaché commercial a l’Ambassade de France…et qui travaille un peu   pour nous.
  - Il a trois hommes qui sont chargés par roulement de   surveiller Hussein Hussein, 24 heures sur 24. Nous l’avons » logé « , depuis   3 jours, et Sabatier vous tiendra au courant de ses faits et gestes avec   précision. Bien entendu, Hussein Hussein est « sous bretelle » ( note de   l’auteur : son téléphone est sur écoute), et il semble être souvent en   contact avec un Imam de la banlieue Parisienne, à Villeneuve la garenne. Ils   utilisent des expressions qui paraissent anodines mais qui semblent bien être   des codes..enfin vous verrez ça avec Sabatier. Nous aurons une vacation radio   chaque jour à 19 heures. Sabatier vous fournira un appareil émetteur receveur   et les armes que vous désirerez.
  - Cette mission Pierre est peut être très importante et   le paramètre temps sans doute primordial, car « je sens » que leur attentat   est prévu pour bientôt. Et puis pour être franc il y a un élément qui m’amène   à le sentir : Nous sommes le 15 Janvier, or, lors d’une conversation entre   Hussein et l’Immam, par deux fois il a été question de 26-1, noyé dans une   phrase qui n’avait rien à voir avec une date, mais cela pourrait correspondre   au 26 Janvier .
  Voici vos papiers Vous êtes représentant de

la Compagnie Commerciale

  du Cameroun,

la C.C

.C.   et vous vous appelez Marc Ariste. »
 
 

 

Revenir en hautAller en bas

 

       
 

Message 

 
 

 

 
 

 


 

   
 

- A 10 heures, j’étais à une table   sous un parasol, prés de la piscine. Il faisait une chaleur étouffante et je   buvais mon premier Baby Whisky and soda de la journée.
  - Un homme d’une trentaine d’annèe à la carrure   d’athlète vint devant moi.
  - Vous êtes Marc Ariste, sans doute ?
  - Parfaitement. Comment m’avez-vous reconnu ?
  - - C’est très simple : vous êtes la seule personne que   je ne connaissais pas.
  - - C’était simple en effet. Asseyez vous.
  - - Merci. J’ai du nouveau. Et c’est du tout frais. Je   n’ai pas encore mis le Colonel au courant
  - - Ah ? Je vous écoute.
  - - Justement, à propos d’écoute. Vous savez sans doute   que nous écoutons les conversations de Hussein Hussein. Or il y a moins d’une   heure, Hussein Hussein a appelé un numéro en Syrie. Il a demandé :
  - - Ibrahim ?
  - - Oui.
  - - Tout est Ok. Moins dix.
  - Et il a raccroché.
  - Cela semble confirmer la date du 26 Janvier, puisque   nous sommes le 16.
  - Cette information est interessante, mais que se   passera t il le le 26, et ou ?
  - - Je reconnais que nos connaissances sont succintes.   Il y aura un attentat à Paris dans le métro. C’est vague.
  - Nous avons sous la main quelqu’un qui sait : c’est   Hussein Hussein. Nous pouvons le Kidnapper et le faire parler. Qu’en pensez   vous ?
  - - Je pense que nous devons conserver cette solution   pour le dernier moment, si nous n’avons pas d’autres solutions.
  - En effet, si nous le capturons maintenant, d’une part,   nous ne sommes pas certain qu’il parlera d’autre part, même s’il voulait   parler il n’est pas sur qu’il connaisse tous les détails de l’opération, vous   savez que le cloisonnement est largement utilisé dans les milieux islamiques,   enfin, et surtout, nous risquons de les mettre en éveil, et si nous ne   pouvons pas « coxer » les têtes pensantes, les attentats seront peut être   simplement retardés. Nous devons donc, essayer d’en savoir plus sans   qu’Hussein Hussein se sente découvert.
  - A ce propos, êtes vous certain que vos bonshommes   chargés de la planque soient assez discrets. Il ne faut a aucun pris qu’H.H.   puisse avoir la puce à l’oreille.
  - - Ce sont des pros. D’ailleurs vous aurez l’occasion   de les voir à tour de role, vous les jugerez vous-même.
  - - Bien. Je suppose que vous avez tous les   enregistrements de conversations téléphoniques. Je veux les entendre, avant   toutes choses.
  - - OK.Je vais partir le premier,. Voila une adresse (   Sabatier donna un bristol à Pierre)Je vous y attends….disons dans une demie   heure. Ca colle ?
  - - D’accord.
  - L’adresse notée sur le bristol était une épicerie à   proximité de

la Poste.Il

  y avait 5 ou 6 clients à l’intérieur. A peine entré dans la boutique une   jeune femme vint vers moi, et me dit :
  - - Nous en avons dans la reserve. Si vous voulez bien   me suivre ?
  - Ce que je fis immédiatement . Nous avons emprunté un   long couloir puis un escalier qui menait à un petit appartement ou se   trouvait Sabatier qui nous présenta l’un à l’autre.

 

 

 

-  - Hélène je vous présente Marc. Marc, c’est Hélène qui travaille à l’épicerie, mais avant tout, pour nous.

-  Hélène et moi, nous nous sommes regardés longuement. Bon sang, quel charme possédait cette femme !Par la suite, j’ai constaté qu’elle était admirablement faite, mais sur le moment je ne vis que des yeux noirs nimbés d’une tristesse qui me serrait le cœur.

-  Cette femme avait du et devait encore souffrir….mais Sabatier ne me laissa pas le loisir de contempler d’avantage cette émouvante personne  

( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 08:16 - Espionnage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


ALERTE ROUGE

-  - Voila les enregistrements. Il y a eu en 4 jours 12 communications.Hussein Hussein a reçu 8 communications et en a donné 4.Toutes les conversations sont en français sauf la dernière qui venait de Damas et s’est déroulée en arabe.Vous les écoutez maintenant ?

-  Non. Je vais d’abord dire ce que je sais sur cette affaire, puis, vous me direz si vous avez des renseignements complémentaires, enfin nous écouterons les enregistrements.

-  Tout a commencé par l’arrestation d’un jeune pyromane qui mettait le feu à une voiture à Stains. Lors de son interrogatoire, il a dit « qu’il savait des choses importantes » mais qu’il ne parlerait que si on lui assurait l’impunité. Il a fini par dire qu’il s’agissait d’un projet d’attentat.

-  C’est comme ça que ce jeune délinquant s’est retrouvé devant le Colonel Dubois.Il ne tarda pas à vider son sac.

-  Ce jeune garçon habite dans « une barre » à Villeneuve

la Garenne.

Il

a pour voisin un Hussein Hussein, qui reçoit beaucoup de monde, et en particulier un Imam localement assez connu.

-  Il avait entendu une conversation entre ces deux hommes, ou il était question de « réaliser » un attentat à Paris dans le métro, en Janvier prochain. Cette conversation a eu lieu en Septembre, il faisait très beau temps, les fenètres étaient ouvertes et c’est ainsi qu’il avait pu entendre cette conversation.

-  

 

-  L’iman avait dit «  qu’il fournirait le matériel début Janvier, pour l’opération dans le métro »Mais il n’a pas précisé de quel matériel il s’agissait

-  Le Colonel a placé Hussein et l’Imam sous surveillance, et le seul élément qu’il a pu recueillir, c’est que l’Imam était en contact avec un ingénieur d’une Société de produits chimiques.

-  Il est probable que c’est cet ingénieur qui fournira le produit ( explosif ? gaz toxique ?) qui sera utilisé lors de l’attentat.

-  Lorsque Hussein Hussein a pris un billet pour Douala, le «  Vieux » a décidé de m’envoyer ici. Pourquoi ce terroriste vient il à Douala avant l’attentat ? Nous n’en savons rien. Avez-vous des lumières à ce sujet. ?

-  C’est Hélène qui me répondit :

-  - Je n’ai aucune certitude, mais il est possible et même probable, qu’Hussein Hussein est venu ici pour prendre contact avec Moulay Idriss qui travaille à l’Ambassade de Syrie à Yaoundé mais qui est avant tout un membre du «  Serpent vengeur » une organisation qui a déjà plusieurs attentats à son actif, notamment à Nairobi, et en Egypte.

-  C’est ce groupuscule qui engage forme, et endoctrine de jeunes Kamikazes.

-  Il est donc probable que l’attentat projeté à Paris sera l’œuvre d’un, deux, ou plusieurs khamikazes  .

-  - Et ce « Serpent vengeur » aurait son camp d’entrainement à Douala ?

-  - Non. Pas à Douala même, mais à N’kongsamba, la capitale Bamiléké, au pied du mont Cameroun.

-  - Puisque vous semblez avoir situé ce camp d’entrainement que savez vous à son sujet ?

-  - En fait de camp d’entrainement, ce sont deux cases ou logent dans l’une 3 instructeurs et dans l’autre, 4 ou 5 « élèves » qui font des séjours de 3 à 4 mois, avant de partir… ;définitivement pour réaliser l’attentat pour lequel ils ont été programmés.

-  Or les » stagiaires » actuels au nombre de 4 sont là depuis plus de trois mois. Il est certain qu’ils sont opérationnels.

-  Monsieur Sabatier m’a chargé de surveiller ce camp et j’ai deux collaboratrices, des femmes Bamilékés, qui sont sur place et me tiendront au courant dés qu’un départ sera prévu.

-   Je vais vous demander de m’excuser, je vais devoir retourner au magasin

-  - D’accord. Je reste un moment avec Sabatier. Il faudra que je vous vois pour vous tenir au courant de nos décisions. Dinons ensemble ce soir voulez vous ?

- - Normalement je ne vous connais pas. Vous êtes un simple client de l’épicerie. A ce propos, en partant, il serait bon que vous m’achetiez quelque chose…..pour justifier votre présence.

-  Pour nous voir le plus discrétement possible, venez chez moi à 20 heures. Sabatier vous indiquera l’entrée à l’arrière de la maison. A ce soir !

-  Une fois Hélène sortie, je ne pus m’empécher de poser quelques questions au sujet de notre collaboratrice.

-  - Etes vous certain qu’Hélène est fiable à 100 pour 100 ? La connaissez vous depuis longtemps ?

- - Son mari était mon camarade d’enfance. Il était consul de France à Damas. Il a eu «  un accident de voiture » en allant au Liban, il y a 8 mois En fait c’était un sabotage des freins. Nous savons sans pouvoir le prouver vraiment que cet attentat a été commis par le serpent vengeur. Cela doit repondre à votre question sur la fiabilité d’Hélène

-  - On voit que cette femme a souffert et souffre encore. Elle était très amoureuse de son mari ?

-  - Il faut que je vous parle de ce problème, bien que nous soyons dans le domaine des hypothèses.

-  Hélène était très amoureuse de son mari, qui de son coté semblait moins attaché à elle.

-  Lorsqu’il est mort, elle a été extrèmement malheureuse…..Mais elle l’est encore plus aujourd’hui.

-  

-  Je vous l’ai dit, nous sommes dans le domaine des hypothèses, mais en mettant de l’ordre dans les papiers de son mari, elle s’est rendue compte qu’il avait de curieux rapports avec une autre organisation terroriste intitulée «  Les Vrais Musulmans ».

-  Je me suis renseigné auprés du Colonel Dubois. Le mari d’Hélène ne travaillait pas pour nous….Alors….les hypothèses les plus graves peuvent être envisagées. Le Colonel m’a donné son accord pour qu’elle travaille avec moi. Mais la pensée que son mari trahissait son pays la mine, et elle est affreusement triste.

-  - Bien.revenons à notre problème de base.

-  Nous connaissons plusieurs maillons de cette chaine terroriste, Hussein Hussein, L’Imam de Stains, Moulay Idriss, 3 instructeurs et 4 kamikazes en formation.

-  Il faut rapidement que nous déterminions :

-  1/ Quel est l’élément faible de cette chaine. Il y en a forcément un

-  2/ Si cet élément peut nous fournir les précisions que nous cherchons, à savoir

-  a/ Ou et quand doit avoir lieu l’attentat

-  b/ Quel sera l’explosif ou le produit utilisé

-  c/ Si possible quels sont les commanditaires.

-  Nous allons nous partager la tache.

( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 08:10 - Espionnage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ALERTE ROUGE

-  Je vous demande de réunir tous les renseignements possibles sur Moulay Idriss. En particulier a-t-il des points faibles ( le jeu, l’alcool les femmes etc…)

-  Moi je vais m’occuper de Hussein Hussein.

-  Je demanderai ce soir à Hélène et ses deux collaboratrices de glaner le maximum de renseignements sur les trois instructeurs et les 4 kamikazes.

-  Vous allez m’expliquer comment aller chez Hélène par la porte à l’arrière de la maison, je lui donnerai sa mission, ensuite nous ne nous reverrons plus durant trois jours. Rendez vous, ici le

19 a

15 heures. Vu ?

-  D’accord.

-  Sabatier m’expliqua comment aller chez Hélène, puis, en partant par le magasin, j’ai acheté un bouteille de Whisky un rasoir à main et de la mousse à raser, avant de rentrer aux «  Cocotiers »

 

 

-  Au restaurant de l’hotel, j’avalais un repas de cuisine internationale, servi par des garçons aux tenues chamarrées rouges et blanches….et pieds nus . Ce qui surprend la première fois.

-  Après une merveilleuse sieste dans ma chambre climatisée, je décidais d’aller roder prés de chez Hussein Hussein.*

-  Je n’eus aucune peine à repérer l’homme mis en planque par Sabatier. Il faisait les cent pas devant le domicile de Hussein….

-  Je me mis derrière un fromager au tronc déjà imposant, et lorsque «  le pro de la planque » vint vers moi, je lui fis signe de venir me rejoindre.

-  Bien que manifestement surpris, il vint derrière le fromager.

-  - Félicitations jeune homme. Pour un pro de la planque, chapeau. On vous voit comme une mouche dans une tasse de lait. Vous pouvez aller rejoindre Sabatier et prévenez vos deux collègues que la surveillance est levèe.Si Hussein ne s’est pas aperçu qu’il était sous surveillance, c’est qu’il est le dernier des crétins !

-  - Mais…mais…mais…

-  - Oh inutile de béler ! vous faites assez la bète sans parler.Regardez votre montre. Vous allez rester dix minutes derrière cet arbre et vous partirez ensuite. Je ne veux pas qu’en plus, Hussein sache que nous avons vous et moi partie liée. A propos, il loge ou Hussein ?

-  - Au premier. Appartement de gauche.

-  - OK. Restez ici 10 minutes montre en main et puis allez dire à Sabatier qu’il vous offre des cours de filature et de planque. Allez !

-  Je sortis de derrière le fromager, et je réfléchis tout en marchant ( Oui, la nature généreuse, m’a conçu pour que je puisse faire deux choses en même temps)

-  Hussein Hussein se savait repéré.C’est certain. Je décidais de foncer.

-  

-  Arrivé derrière la porte de l’appartement d’Hussein, j’entendis de la musique arabe. Il était certainement là. Je sonnais. La musique fut coupée et plusieurs secondes s’écoulèrent.

-  L’examen qui du avoir lieu à travers le judas avait du m’être favorable car la porte s’ouvrit.

-  - Bonjour. Vous êtes Monsieur Hussein Hussein ?

-  - Oui. C’est à quel sujet ?

-  - Je ne puis vous le préciser sur un pas de porte.

-  Il hésita un moment puis s’effaça pour me laisser entrer

-  - Vous connaissez mon nom. Je n’ai pas le privilège de connaître le votre.

-  - Je suis Marc Ariste. Je travaille à

la C.C

.C.

-  - Je ne pense pas être en affaires avec cette Société

-  - Aussi n’est ce pas pour cette Société que je suis venu vous voir.

-  Permettez moi une question, Monsieur Hussein Hussein. Pourquoi n’aimez vous pas

la France

?

-  - Mais….qui vous dit que je n’aime pas

la France

?

-  - Si vous aimiez

la France

, vous ne prépareriez pas un attentat dans le métro de Paris

-  - Qui vous a raconté cette sornette ?

-  

-  - Vous possédez bien notre langue Monsieur Hussein Hussein. Cependant je répète ma question : Pourquoi préparer un attentat contre des Français, si vous ne les détestez pas. Or vous savez que

la France

entretient d’excellents rapports avec de nombreux pays arabes. Nous avons essayé d’éviter la guerre avec l’Irak. Dans le problème Israélo palestinien, nous sommes partisans de la constitution d’un Etat Palestinien, Alors ? Pourquoi tant de haine ?

- - Mais je vous assure..

- - Ecoutez, je vous ai parlé franchement. Faites moi l’amitié d’en faire autant.

- - Asseyez vous, Monsieur Ariste. Je ne comprends rien à ce que vous me dites.

-  - Vous croyez que je bluffe ? Que je plaide le faux pour savoir le vrai ? Détrompez vous.Nous savons beaucoup plus de choses que vous ne pouvez le croire. Comment et quand vous allez procéder

-  - Si vous savez tant de choses, et qu’elles soient exactes, pourquoi venir m’en avertir ?

-  - Parce que bien souvent des actes graves et irreversibles sont parfois commis à la suite d’un simple malentendu. Nous ne sommes pas anti arabes. Vous le savez. Alors, dites moi franchement quel est votre problème ?

-  - Votre attitude n’est pas celle des Services secrets. ;

-  - Et vous les connaissez bien, n’est ce pas ?

-  - ……et puisque ce ne sont pas les méthodes ordinaires, j’en conclue que votre venue ici est une initiative personnelle.

-  - ….Et qu’il suffirait de me supprimer n’est ce pas ? Non, Monsieur, je ne suis pas un enfant…ni un franc tireur. De notre coté tout est sous contrôle. Je ne pourrais prolonger notre entretien au dela d’une demie heure, sans que toute votre petite affaire…..et vous-même, soyez détruits. Alors, je vous en prie. Soyons sérieux.

-  - Mais enfin que voulez vous ?

-  - Je veux en premier lieu pouvoir avoir confiance en vous. Avouez que jusqu'à maintenant vous n’avez rien fait pour cela. Je veux que vous me disiez ce que je sais déjà, que vous me prouviez par là que vous ne me cachez rien. Et si la confiance s’installe entre nous, je vous ferai une proposition.

-  - Monsieur Ariste, vous êtes un homme sympathique, mais je ne comprends pas la moitié de ce que vous me racontez..

-  - Vous ne pouvez en comprendre la moitié, mais vous ne pouvez comprendre l’autre moitié,  sans être concerné par le problème qui m’amène ici

( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 08:00 - Espionnage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ALERTE ROUGE

-  - Je n’ai pas l’intention de discutailler avec vous.J’ai cru comprendre que vous avez des amis qui vous attendent…ne les faites pas …poireauter( je crois que c’est le mot n’est ce pas ?)

-  - Vous possédez parfaitement notre langue, je l’avais déjà constaté.Quel dommage- surtout pour vous- que vous refusiez une discussion franche.

-  - Des menaces, Monsieur Ariste ? N’oubliez pas que le Cameroun est un Etat Indépendant. Vous n’êtes plus chez vous !

-  - Ah ? C’est à cause de notre ex colonialisme que vous nous détestez

-  - Je ne déteste pas les Français. Maintenant si vous voulez bien me laisser..

-  - Je m’en vais.Mais c’est dommage……pour vous..

 

-  Une fois sorti de chez H.H. je me dirigeais vers la poste pour téléphoner à Sabatier. Je le mis au courant en quelques mots, en lui demandant surtout d’enregistrer toutes les communications d’Hussein.

-  En fait, je me demandais si je n’avais pas fait une grosse bétise en allant voir Hussein qui n’avait pas été déstabilisé par mon initiative.

-  Avant d’aller chez Hélène je sus qu’Hussein avait passé coup sur coup 3 coups de fil aussitôt après ma visite chez lui.Dont 2 en arabe. C’est Hélène qui faisait les traductions de l’ arabe, et les enregistrements allaient lui être portés.

-  A 20 heures, j’entrais dans la villa d’Hélène par une petite porte qui ouvrait sur le jardin à l’arrière de la maison ( qu’on appelle la case, même si elle est construite en dur)

 

-  J’eus en la voyant la même impression que la première fois.Je n’avais jamais rencontré une femme au charme plus prenant et dont la tristesse me donnait envie de la prendre dans mes bras. Faites moi la grace de penser qu’il n’y avait pas simplement une attirance sexuelle, mais quelque chose de plus profond, de plus » entier » si vous voyez ce que je veux dire.

-  J’ai ressenti un bonheur intense lorsqu’en me voyant, elle eut un sourire qui effaça un instant ce voile de tristesse qui semblait l’entourer  .

-  Elle me fit entrer dans un salon élégant dans l’agencement duquel l’on voyait » la patte » d’une femme de gout.

-  Hélène me dit immédiatement qu’elle venait d’écouter les trois conversations de Hussein qu’elle avait reçues.

-  Voulez vous les écouter ? je vous traduirais les 2 conversations en arabe.

-  - Oui, bien sur il faudra les écouter, mais j’ai la conviction que nous ne trouverons rien d’interessant.

-  Hussein Hussein se savait observé et en vieux renard il se doutait certainement qu’il était sur écoute. Les conversations téléphonique ne nous apprendront rien, et peut être même auront pour but de nous lancer sur de mauvaises pistes.

-  J’ai pris cette après midi une initiative qui, soit est une grosse bétise, soit va peut être nous aider. L’avenir nous le dira.

-  Je racontais ma visite à Hussein et je restituais avec le maximum de précisions et de fidélité notre conversation.

-  Ayant terminé mon compte rendu j’attendais qu’Hélène me fasse une observation sur l’erreur que j’avais peut être commise.

-  - Marc est il votre vrai prénom ?

-  - Mais…..pourquoi me demandez vous ça ?

-  - Parce qu’il ne vous va pas…..Excusez moi… il est certain que la visite que vous avez rendue à Hussein sort des méthodes habituelles….mais justement parce que c’est inhabituelle, ils vont peut être en face réagir eux aussi d’une façon inhabituelle…

- - Vous pensez à quelque chose en particulier ?

-  

-  - Oui.Ils savent que vous connaissez beaucoup de choses, mais ils ignorent quoi précisément. La plus élémentaire prudence les amène à changer leurs plans.Ils ne peuvent plus agir comme si vous n’étiez pas intervenu. C’est déjà un résultat appréciable.

-  - Merci de me réconforter un peu. Mais notre problème est déplacé sans être résolu.

-  - Que croyez vous ? Que vous allez tout seul régler dans le monde le problème du terrorisme ? Je crois comme vous-même que l’attentat prévu sera au moins retardé. C’est toujours, ça de pris. Avez-vous prévenu Paris de votre contact avec Hussein ?

-  - Non. Je n’ai pas demandé à Sabatier l’émetteur récepteur qu’il doit me fournir

-  Hélène hésita un instant

-  - Si vous le voulez, vous pouvez le faire d’ici. Je suppose que si le Colonel vous a confié cette mission, c’est qu’il a confiance en vous. Je ne peux faire moins que lui. Je dois donc vous dire que je suis la filleule du Colonel, que je travaille avec son service depuis 5 ans, et que….Je ne m’étais pas aperçu que mon mari travaillait, lui, pour un groupe islamiste… ce qui m’a démolie plus que sa mort même…

-  Voila. J’ai moi-même un émetteur récepteur, si vous le voulez, je sais ou vous pouvez toucher le colonel à cette heure ci.

-  A vrai dire, je n’étais pas pressé de tenir le colonel au courant….et de me faire engueuler…mais après tout, un peu plus tot, un peu plus tard…

-  - Soit. Allons y.

-  Pour un problème d’antenne, le poste était dans le grenier. En quelques minutes, Hélène eut le colonel Dubois, me passa l’appareil et redescendit par discrétion dans la salle de séjour.

-  Je fis au Colonel un compte rendu de tout ce qui s’était passé : la surveillance un peu trop voyante, ma décision de foncer chez Hussein Hussein et la conversation que nous avons eu.

-  Lorsque j’eus fini, le colonel resta plusieurs secondes silencieux, puis à ma grande surprise, il me dit :

-  - Vous avez sans doute bien fait. Un coup de pied dans la fourmilière amène une agitation qui peut nous être profitable.

-  Je vais renforcer la surveillance de l’Imam et de son ingénieur- fournisseur. En ce qui concerne les Kamikazes, ils ne doivent en aucun cas quitter le Cameroun. Vous devez les empécher par tous les moyens. Je dis bien : Par tous les moyens. Tenez moi au courant demain.

-  Je redescendis dans la salle de séjour. La climatisation ronronnait doucement, Hélène avait préparé l’apéritif et les amuse gueule( oui, amuse gueule est invariable…j’ai vérifié sur le dico). Elle portait une robe moulante, et…Mon Dieu que cette femme est belle ! et comme elle me semble destinée, je le sais..

-  - Alors , Marc.. -Comme ce prénom vous va mal-, je parie que mon parrain n’est pas mécontent de ce que vous avez fait.

-  - Exact. Il pense que donner un coup de pied dans la fourmilière peut avoir des effets bénéfiques.Espérons qu’il voit juste et que je n’aurais pas à regretter mon initiative.

-  

-  

-  Le Vieux, ( pardon, le Colonel) tient absolument à ce que les kamikazes soient sous contrôle. Ils ne doivent en aucun cas quitter le Cameroun. Pouvez vous me parler de vos 2 collaboratrices qui sont a N’kongsamba.

-  - J’ai une confiance absolue en elles.Elles ont réussi à se faire embaucher l’une comme femme de ménage, l’autre comme cuisinière par Moulay Idriss. Elles savent parfaitement jouer les braves filles pas très futées, alors qu’elles sont très intelligentes et loin d’être incultes.

-  Elles logent ensemble et je peux les toucher le soir après 22 heures. Si vous désirez leur parler, vous pourrez le faire tout à l’heure.

-  - Oui. Il faudra les prévenir de redoubler d’attention….et de précaution. En face, ils savent que nous savons beaucoup de choses, et ils vont soupçonner un peu tout le monde. Quelles soient très prudentes.

( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 07:50 - Espionnage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ALERTE ROUGE

-  ( J’avais entrepris de vous raconter cette Alerte Rouge, et je ne pense pas que mes problèmes personnels puissent vous interesser. Il est donc inutile que je reprenne ici les longues discussions que nous avons eues, Hélène et moi, au cours desquelles nous faisions connaissance, moi, avec ravissement, et elle, ma foi avec un certain plaisir, je me plais a le croire.)

-  

-  Vers 22 heures 30, Hélène prit contact avec ses deux collaboratrices,et me présenta à elles.

-  Une information me sembla particulièrement interessante.

-  Elles avaient remarqué que sur les 4 Kamikazes, 3 d’entre eux, parfaitement endoctrinés, se faisaient une joie de donner leur vie pour leur Cause. En revanche, le 4 ème était de plus en plus perturbé par l’approche du sacrifice suprème.

-  

-  La cuisinière,collaboratrice d’Hélène avait pu converser avec ce dernier.C’est le neveu du grand chef, et sa présence parmi les Kamikazes était celle d’un «  volontaire désigné. » Son oncle ne lui avait pas demandé son avis. Il lui semblait normal qu’un jeune garçon de sa famille puisse bénéficier de l’honneur de servir

la Cause.Mais

Ali

, le neveu, se sentait de moins en moins la vocation de martyr.

-  C’était peut être là le maillon faible de la chaine, que je cherchais.

-  Autre nouvelle, apportée par les jeunes femmes : L’un des instructeurs devait venir demain a Douala. Il est probable qu’il vienne pour aller chercher les billets d’avion pour

la France.

-  Je leur demandais de nous prévenir, dés que l’instructeur  partirait de N’kongsamba et de nous préciser les caractéristiques du véhicule utilisé. Il fallait absolument qu’on le prenne en filature a son entrée a Douala, pour vérifier si l’hypothèse de l’achat des billets se confirmait.

-  

-  La vacation radio terminée je restais encore quelques minutes avec Hélène avant de rentrer aux Cocotiers, d’où je téléphonais a Sabatier.

-  Je lui ai demandé d’organiser la filature d’un véhicule dont je lui donnerais les caractéristiques et l’heure approximative d’arrivée a Douala, dans la matinée du lendemain.

-  Il avait été convenu que je viendrais chez Hélène vers 9 heures pour attendre les renseignements concernant la venue de l’instructeur.

-  C’est vers 10 heures 30 que nous avons reçu l’appel de N’kongsamba.

-  

-  Le véhicule était une Opel corsa, qui était partie a 10 heures 25. Je donnais aussitôt le renseignement à Sabatier, qui avait disposé un premier guetteur a

10 km

de Douala,un autre a l’entrée de la ville, et 3 autres a proximité des lieux ou des billets d’avion pouvaient être vendus. Tous, bien entendu, étaient munis de portables.

-  

-  Nous n’avions plus qu’a attendre. C’est ce que nous avons fait Hélène et moi, elle me racontant sa vie, l’amour qu’elle avait eu pour son mari, son désespoir a sa mort, et l’affreuse désillusion, lorsqu’elle s’était rendue compte que cet ancien Consul de France, avait trahi son pays. De mon coté je lui racontais surtout mon enfance, en Provence, et j’essayais de me montrer discret sur mon activité professionnelle….Vieux reflexe que je trouvais d’ailleurs idiot car ma confiance en elle était pratiquement totale.

-  Nous avons appris dans la journée, tout d’abord que l’instructeur avait effectivement acheté 5 billets a destination de Paris pour le surlendemain soir, puis la cuisinière de N’kongsamba nous dit qu’elle avait eu une nouvelle conversation avec Ali, qui savait que le départ pour

la France

était proche, et qui semblait extrémement perturbé.

-  Je décidais d’aller le lendemain matin à N’kongsamba, pour tenter d’entrer en contact avec »le maillon faible »

-  Il était en effet urgent de passer a l’action, puisque le Colonel Dubois m’avais intimé l’ordre de ne pas laisser les Kamikazes sortir du Cameroun.

-  Je suis d’ailleurs entré en contact radio avec mon chef, et la vacation radio a duré plus d’une heure, durant laquelle, nous avons mis au point un plan d’action, et envisagé plusieurs hypothèses, ainsi que notre exfiltration.

-   Nous avons eu Hélène, Sabatier et moi une réunion au cours de laquelle, nous nous sommes répartis les taches. Sabatier devait s’occuper de Moulay Idriss ( dont nous ne savons pas très éxactement le role qu’il jouait dans cette affaire, mais il en jouait un) et Hussein Hussein.

-  La mission de Sabatier était simple a définir, plus difficile a réaliser. Il devait capturer les deux hommes impérativement dans la journée d’après demain, et les amener sur la route de N’Kongsamba à Dschang, a

20 km

de N’Kongsamba et à 16 heures.

-  Il avait pour réaliser sa mission 6 hommes a sa disposition, sans compter « l’œil » que nous possédions a l’ambassade de Syrie et qui devait jouer un role important.

-  

-  

-  Le lendemain matin, Hélène et moi prenions la route de N’Kongsamba après avoir chargé des matériels divers.. La cuisinière étant aux fourneaux nous avions rendez vous avec la femme de ménage à 11heures dans une case ou elles habitaient et située a

300 mètres

du camp de kamikazes.

-  La cuisinière avait eu le matin même une troisième discussion avec Ali. Ce dernier était de moins en moins emballé par sa mission suicidaire……et semblait prêt a saisir toutes les occasions de sortir de l’engrenage implacable qui l’amenait vers le sacrifice suprème.

-  Pour se rencontrer, ils avaient mis au point une méthode. Les WC étaient situés dans un petit édicule, a l’extérieur,et commun aux deux cases. Le rendez vous manquait de romantisme, certes, mais c’était la seule façon de ne pas alerter les autres .

-  Je notais cette disposition des lieux qui pouvait nous servir. .

-  Pensant que je voudrais sans doute prendre contact avec Ali, il avait été convenu que ce dernier viendrait aux WC à 15 heures.

-  En attendant cette entrevue, j’ai longuement étudié le terrain, sans trop m’approcher des cases, et a l’aide des jumelles je pus me faire une idée très précise de la configuration des lieux . J’examinais attentivement les ouvertures des deux cases et la situation des WC par rapport aux deux habitations.

-  De mon entrevue avec Ali, dépendait le déroulement de l’opération que je projetais.

-  Dés 14 heures 30, j’étais derrière l’édicule, attendant l’arrivée d’Ali.J’ai eu tout le temps de constater que nous pourrions facilement discuter, lui a l’intérieur, moi a l’extérieur. J’avais simplement écarté des branchages pour cela.

-  Dés qu’il referma la porte des WC, je m’adressais a lui :

-  - Ali, tu le sais vous devez partir demain soir pour

la France.

Tu

sais que tu ne reviendras pas vivant de cette mission. Je peux te sauver. Le veux tu ?

-  Je savais qu’Ali de nationalité Marocaine parlait fort bien le Français, et j’en eu confirmation :

-  - Si vous pouvez me sauver, je suis prêt a faire ce que vous me direz.

( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 07:40 - Espionnage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ALERTE ROUGE

- - Ecoute bien : je te demande deux choses et je me charge du reste.

-  Il faut en premier lieu que tes compagnons ne se doutent de rien. Ils ont du remarquer qu’avant l’action tu hésitais un peu. Il ne faut pas que tout d’un coup tu ais l’air soulagé.Il faut que tu paraisses préoccupé, mais bien décidé à accomplir ton devoir. C’est très important. Pourras tu jouer ce role pendant 24 heures ?

-  - Je crois que je pourrais. Mais quelle est la deuxième chose ?

-  - Celle là est très simple. Il faut que demain, au cours du repas, tu t’absentes pour venir aux WC. A 12 heures 30. C’est tout. Mets ta montre à la même heure que la mienne : Il est 15 heures 8.

-  Si tu remplis correctement ton role, tu es sur d’en sortir vivant. Sinon, tu mourras certainement avant l’heure prévue par tes chefs pour l’attentat.

-  Dis toi bien que de toutes façons cet attentat n’aura pas lieu. Tu as fait ton choix ?

-  - Soyez sans crainte. Je ferai exactement ce que vous m’avez demandé.

-  - Parfait. Alors à demain. Et rentre vite maintenant, pour ne pas les mettre en éveil.

-  

-     Nous avons passé le reste de l’après midi à nous promener en voiture dans la brousse avec Hélène. Pas une seule fois nous n’avons parlé de notre mission.

-  Certes, j’avais tout naturellement connu pas mal de femmes, mais jamais, et de très loin, je n’avais ressenti cette attirance totale qui me portait vers Hélène. Je crois avoir un esprit critique assez aiguisé, mais impossible de trouver en elle un détail qui m’agace un peu.

-  J’aimais tout en elle . Son physique, sa voix, ses gestes empreints de grace,sa tournure d’esprit, sa culture. Je ne dis pas qu’elle était parfaite, ce serait idiot, je dis qu’elle avait tout ce que j’aime. Et ma seule crainte était qu’elle ne ressente pas la même attirance à mon égard.

-  Nous avions pris 2 chambres àl’hotel sur la grande place, et il avait été convenu qu’à 22 heures, nous irions dans la case des deux collaboratrices d’Hélène qui en auraient fini avec le travail de la journée.

 

-  C’est lorsque nous nous sommes trouvés réunis tous les 4 que je dévoilais le plan des opérations.

-  Dans la matinée du lendemain la femme de ménage et la cuisinière devraient s’assurer que les 2 fenètres de la salle à manger ou toute l’équipe ( instructeurs et kamikazes) prenait ses repas, que ces fenètres donc étaient bien fermées.

-  La clé de la porte de communication avec la cuisine devait être mise coté cuisine , quand à la clé de la porte de sortie, elle devait être mise àl’extérieur

-  

-  Voici comment les choses devaient se passer.

-  Le repas commençait toujours vers 12 heures

15. A

12 heures 30, Ali sortirait pour aller aux WC…….. ce qui compte tenu de l’attentat qui se préparait procahainement ne pouvait paraître suspect

-  Dés qu’Ali sera sorti, Hélène viendra tourner la clé de la porte extérieure.

-  Une ou 2 minutes plus tard, le femme de ménage entrera avec un plat dans la salle à manger

-  Entre temps je serai entré dans la cuisine.

-  Dés que la serveuse sera sortie de la salle à manger, elle et la cuisinière sortiront par la porte de derrière. Je balancerai deux grenades défensives( les plus puissantes) dans la salle à manger, je fermerai la porte à clé et sortirai. Hélène et moi de part et d’autre de la case seront armés d’un P .M. Si l’un parvenait à s’échapper nous l’abattrions.

-  Notre véhicule sera à

50 mètres

.Ali, Hélène et moi monterons dedans, quand à vous, Mesdames ( je m’adressais aux deux collaboratrices d’Hélène) vous pouvez si vous le désirez venir avec nous ou avoir un véhicule si vous préférez rester au Cameroun

-  - Nous aimerions avoir un véhicule pour aller à Douala immédiatement ou nous avons des affaires à régler et nous partirons un peu plus tard pour

la France

, car nous ne serons plus en sécurité ici.

-  - Vous aurez votre véhicule, à coté du notre, demain. Je tiens à vous remercier et à vous féliciter pour le role primordial que vous aurez joué dans cette affaire.

-  - C’est nous qui vous remercions. Nous avions un compte aàrégler avec la clique du « serpent Vengeur »Mais il y en a d’autres que ceux d’ici.

-  - Si tout se passe selon nos plans, Hussein Hussein et Moulay Idriss seront arrétés, et notre exfiltration est prévue dans l’après midi.

-  Pas d’autre questions ?

-  - Non dit Hélène. Une seule constatation. Nous avons beaucoup de chance qu’il y ait une serrure et une clé à la porte de séparation de la cuisine et de la salle à manger. Ce n’est pas très courant ici

-  - Oui nous avons un peu de chance . Mais nous nous serions adaptés à d’autres conditions.

-  Espérons qu’il n’y aura pas un grain de sable qui viendra détraquer nos plans. En tout état de cause, aucun terroriste ne doit en sortir vivant. Sauf Ali bien entendu ,Hussein et Moulay Idriss auquels nous tenons car nous les débrieferons à notre arrivée à Paris.Ils auront des choses à nous dire sur l’organisation du Serpent Vengeur. C’est d’ailleurs surtout sur Ali que nous comptons, car il n’aura plus rien à perdre à nous dire tout ce qu’il sait.

 La journée du lendemain s’annonçait bien remplie. Nous sommes Hélène et moi rentrés  à l’hotel, et en la quittant devant sa chambre, je lui ai simplement serré fortement l’épaule.
( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 07:30 - Espionnage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ALERTE ROUGE ( FIN)

 

-  Une seule chose me titillait dans l’opération que nous devions réaliser.

-  Nous avons en face de nous des terroristes. Des gens qui normalement sont toujours sur le qui vive.Or, aucune mesure de défense ne semble avoir été prise. Par exemple pendant le repas, ils se retrouvaient tous dans la même pièce et il n’y en avait pas un pour assurer une garde.

-  Et puis, je pensais que les déclarations des deux femmes constamment en compagnie du groupe, étaient sans ambiguité. Les terroristes se sentaient absolument en sécurité.

-  Il est vrai que lorsque l’on est en permanance  en contravention avec les lois d’un pays étranger, on finit par considérer que rien ne s’étant passé, ils ne se passera jamais rien. Enfin j’espérais que nous n’aurions pas de mauvaises surprises en cours d’action.

-  Le Chef de l’Agence tous risques, une série télévisée, aime dire : J’aime qu’un plan se déroule sans accroc.

-  Il aurait été heureux de mener l’opération que j’avais conçue, car tout se passa selon le plan prévu.

-  

-  

-  Ali avait pu ;dans un premier temps se rendre aux WC sans aucun problème. Hélène avait fermé la porte extérieure de la salle à manger. La serveuse une fois sortie, j’avais pu lancer mes deux grenades défensives( beaucoup plus meurtrières que les grenades offensives) personne n’avait pu sortir de la pièce, et j’avais pu constater rapidement que les 6 terroristes étaient morts.

-  Lorsque les autorités locales viendraient sur les lieux, elles ne manqueront pas de constater l’armement et le matériel des terroristes prouvant l’activité illicite de ce groupe.Nous savions ; le Colonel Dubois et moi-même, que les choses n’iraient pas plus loin. L’enquète serait sommaire et classée très vite.

-  Hélène, Ali et moi avons sauté dans la voiture et nous nous sommes dirigés vers la route de Dschang. Nous avions fait notre travail. Il nous restait a espérer que Sabatier de son coté avait pu « coxer »Hussein Hussein et Moulay Idriss.

-  Ali, semblait complètement assommé par les évènement. Faire de ce garçon un Kamikaze était une erreur monumentale.

-  L’ayant questionné à plusieurs reprises, il finit par me dire.

-  Je n’ai jamais été volontaire. C’est mon oncle, Moulay Idriss, le chef des Serpents Vengeurs qui a voulu m’inscrire… ;;

-  - Moulay Idriss est réellement le Grand chef ?

-  - Oui. C’est lui qui a crée le mouvement il y a 6 ans. Mais quand il va savoir ce que j’ai fait….

-  - Ecoute, Ali, il est possible qu’il ne le sache jamais.Si tout s’est passé normalement, il doit être arrété et nous allons le voir. Nous allons te passer des menottes, ainsi vous en serez au même point. Il ne pourra te suspecter.

-  A vrai dire, je pensais qu’il valait mieux lui passer des menottes par précaution. Peut on savoir les réactions de ce garçon si le remord ou la fibre familiale, venaient l’amener à une réaction insensée ?

-  Au lieu dit, à l’heure dite, un hélicoptère nous attendait dans un champ sur la droite de la piste.

-  Une voiture était à ses cotés.

-  En nous voyant arriver, Sabatier vint vers nous. Le pouce en l’air nous signifiait que de son coté également tout s’était déroulé selon le plan prévu.

-  Hussein Hussein et Moulay Idriss étaient restés dans la voiture menottes aux poignets et sous la garde d’un homme armé.

-  Quand Idriss vit son neveu également menotté, il palit un peu plus. Il venait de comprendre l’échec total de son opération.

-  Sabatier me raconta comment avait pu avoir lieu l’arrestation des 2 hommes..

-  Prévenu par «  l’œil » » à l’Ambassade de Syrie, que Moulay Idriss avait un rendez vous dans un café en ville, il avait supposé que cette entrevue était forcément liée avec notre affaire.

 

-   Il avait donc posté 3 hommes à proximité du café.

-  Ces trois hommes virent arriver Idriss et quelques instants plus tard Hussein Hussein suivi par les deux hommes que Sabatier avait attaché à ses basques.

-  Avec ses 5 hommes, Sabatier n’eut aucune difficulté à intercepter les deux terroristes à la sortie du café.

-  

-  Hussein Hussein, Idriss, montèrent dans l’hélicoptère, puis l’homme armé et Hélène. Enfin Ali et moi avons pris les places du fond. Je ne voulais pas que l’oncle et le neveu puissent communiquer.

-  Nous avions prévu avec le Colonel Dubois que l’hélicoptère nous aménerait à Maroua dans le nord Cameroun ou se trouvait un petit aérodrome. Là,  un avion d’affaires nous attendait pour nous emmener à Dakar.

-  Un accord avait été pris par le Colonel avec les autorités Sénégalaises. Nous pouvions sauter directement de l’avion d’affaire dans l’avion de ligne sur Paris. Sans formalités de douane ou de police.

-  Au petit matin nous atterrissions à l’aérodrome Charles de Gaulle.

-  Le Colonel lui-même vint nous accueillir.Il dit à sa filleule

-  - Beau travail fifille. …Vous aussi Pierre me dit il en se tournant vers moi. En tous cas, l’attentat prévu n’aura pas lieu.

-  Bon. Vous êtes libres tout les deux. Je prends la suite.Je vais déculoter vos trois olibrius. Vous êtes libre Pierre….jusqu’à demain…je veux vous voir à mon bureau à 9 heures.

-  Hélène me regardait avec un merveilleux sourire.

-  - Je vous avais bien dit que Marc est un prénom qui ne vous convenait pas. Mais,

-  Pierre, ça va…..

-  Il y avait tant de douceur dans son regard, tant de…et puis zut !!!

-  Je m’étais proposé de vous raconter une histoire de terroristes, dans laquelle j’étais intervenu.

-  Mon role dans cette histoire est terminée.

-  Quelque chose me dit qu’une autre histoire va commencer.

-   Une histoire qui va durer sans doute très très longtemps ;

-  Qui ne sera pas une histoire d’espionnage.

-  Elle sera d’un tout autre genre, un genre dans lequel Barbara Cartland était tellement douée que je n’oserais pas lui faire concurrence.

-  Je pris Hélène par la main. Notre avion avait atterri, mais nous,……nous étions toujours dans les nuages.

 

 

 F I N
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 07:25 - Espionnage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2007

ABRICOT A L'HEROÏNE

 ABRICOTS A L’HEROÏNE

 

 

 La chaleur était écrasante, dans ce mois de Juillet. Le mistral était presque inexistant et ne parvenait pas à faire onduler les champs de lavande en fleurs. Seules les stridulations de cigales, donnaient une impression de vie..

 Couché sur l’herbe jaune, desséchée, Pierre, à l’ombre des aunes, regardait couler le Lez, cette petite rivière qui à cette époque, avait bien du mal à continuer à couler.. Il aimait cet endroit, ou il avait l’impression d’être dans un monde à part, à l’abri de tout..

 La tête posée sur son bras replié, Pierre sentait une douce somnolence le gagner, lorsqu’il perçut de petits ébranlement sur la terre, qui annonçaient que quelqu’un, pas très loin marchait..

 Pierre se mit à ramper vers le tronc d’un peuplier, perdu au milieu des aunes pour essayer de voir sans être vu, selon la bonne vieille méthode militaire. Et il vit le «  marcheur »C’était un homme entre deux ages qui avançait, en portant un panier plein dont le contenu était recouvert pas un torchon à carreaux rouges.

 On voyait, à, son attitude que cet homme se savait seul. Il ne prenait aucune précaution pour se déplacer, et en même temps, à sa façon de tenir, très précieusement son panier, on avait l’impression qu’il transportait un trésor.

 Très intrigué, Pierre le suivit des yeux, tout en tournant lentement autour du tronc du peuplier, pour ne pas se faire voir.

 L’Homme, arrivé prés du Lez, posa son panier par terre enleva ses chaussures et retroussa son pantalon jusqu’aux genoux, puis, reprenant son précieux fardeau, il franchit la rivière sans aucune difficulté..

 Le lendemain, à la même heure, Pierre revit le » bonhomme au panier »

 Intrigué par ce manège bizarre, Pierre se décida à «  filer » cet inconnu. A  son tour il enleva ses chaussures, et franchit le Lez pour suivre l’homme.

 Il n’y avait pas de chemin, aussi, l’homme, après avoir traversé un terrain inculte, passa entre deux champs l’un de maïs, l’autre de tournesol, puis pénétra dans un bois truffier. Pierre le suivait à distance. Ayant lui-même traversé la truffière, il s’arréta avant d’en sortir, car l’homme s’apprétait à entrer dans une vieille maison. Il avait posé son panier par terre, et avait pris sans doute une clé qui se trouvait sous une tuile posée sur le sol devant une fenètre aux volets fermés. L’homme et son panier, entrèrent dans la maison, et après 10 minutes d’attente, l’homme ne ressortant toujours pas, Pierre revint sur ses pas, retraversa le Lez, et retrouva avec un vif plaisir son petit coin relativement frais sous les aunes.

 Là , il resta prés d’une heure, mais le bonhomme ne repassa pas.

 Il revint le lendemain au même endroit, et toujours à peu prés à la même heure, le même homme repassa,  avec son panier dont le contenu était couvert d »’un torchon rouge et blanc. ».

 Pierre avait eu le temps de bien voir les traits de l’homme. C’était pour lui un inconnu. Donc, il ne vivait pas dans le coin, ou Pierre connaissait, au moins de vue, tout le monde.

 Il résolut donc de voir comment il était venu. L’accés au Lez en cet endroit, ne pouvait se faire qu’à travers champs. Pierre suivit en sens inverse le trajet suivi par l’inconnu, et à environ

500 mètres

, il arriva sur un chemin carrossable. Sous un chène, une vieille deux chevaux immatriculée dans

la Drôme

, ne pouvait être que le véhicule de l’homme. A tout hasard, il nota le numéro d’immatriculation sur une de ses cartes de visite.

 L’inconnu ne semblant aller dans la vieille maison que l’après midi, Pierre résolut d’y aller en reconnaissance le lendemain matin.

 Le lendemain, donc,la température quoique déjà chaude était beaucoup plus supportable, et lorsqu’il arriva devant la mystérieuse maison, Pierre, sans difficulté trouva la clé sous la tuile, devant la fenètre.

 Il fit tout d’abord le tour de la maison. Tout était fermé. Il n’y avait aucun bruit, et aucune lumière ne filtrait à travers les volets anciens et mal jointés.

 Lorsqu’il ouvrit la porte d’entrée, Pierre fut surpris de constater que les gonds avaient été récemment huilés, et ne faisaient aucun bruit. C’était d’autant plus surprenant que la maison, n’était manifestement pas habitée .Les meubles étaient restés, et de la poussière les recouvraient.

 Il y avait 3 pièces au rez de chaussée, et par un escalier rustique en bois, on accédait au 1er étage et ses trois chambres, également meublées et poussiéreuses..

 Mais que venait faire l’inconnu avec son panier dans cette maison déserte ? Pierre ressortit, remit la clé sous la tuile et rentra chez lui.

 Deux jours passèrent durant lesquels Pierre avait été invité chez une tante à Orange , et il ne pensa plus guère au » bonhomme au panier »

 Quand il revint chez lui, il décida de retourner au Lez pour voir si le manège se poursuivait.

 Il ne fut pas surpris de revoir le bonhomme, passer avec son panier .

 Ce manège, vraiment très curieux, commençait à intriguer Pierre sérieusement.Il suivit encore l’individu jusqu’au bois truffier, bien décidé cette fois ci à attendre qu’il ressorte, et voir ou il allait ensuite.

  Il s’écoula prés d’une heure et demie avant que le bonhomme ne ressorte. Il avait toujours son panier, mais manifestement il ne devait pas rester plus du tiers de son contenu à l’arrivée, et le même torchon rouge et blanc le recouvrait.

 Pierre décida alors de changer ses plans, et au lieu de suivre l’inconnu, il attendit quelques minutes, et revenant prés de la maison, il prit la clé sous la tuile et entra.

 Il n’y avait rien de changé depuis sa première visite, mais enfin, il devait bien y avoir une explication.

 Pierre remarqua que dans le salon, le tapis était recouvert de poussière, mais que l’un des cotés semblait moins sale, comme s’il avait été soulevé , et que la poussière était tombé sur le reste du tapis. Il souleva la partie la plus propre et constata qu’il y avait une trappe dans le plancher. Il souleva facilement la trappe. Un escalier descendait dans un noir absolu, et Pierre qui n’avait pas de lampe electrique, pensa plus prudent de revenir le lendemain, avec la posibilité de s’éclairer.

 De très bonne heure, le lendemain, Pierre entrait dans la vieille maison, ouvrait la trappe et descendait l’escalier.

 Prés d’une demie heure plus tard, Pierre ressortait du sous sol. Son visage était grave, préoccupé. C’est presque machinalement qu’il remit tout en ordre, fermant la trappe, rabattant le tapis, il était visible que ses pensées étaient ailleurs. Qu’avait il trouvé ? nous le saurons bientôt.

 Durant son trajet du retour chez lui, il resta plongé dans ses reflexions, et une fois arrivé chez lui, il avait visiblement pris une décision, car il se dirigea aussitôt vers son téléphone et forma un numéro.

 Pierre avait passé en compagnie de son ami Jacques, les trois dernières annèes de ses études secondaires, puis les études les avaient séparés, Pierre faisant une Licence en droit, alors que Jacques, préparait le concours de Saint Cyr et faisait une carrière militaire.

 Chaque annèes, les deux amis se revoyaient au moins 4 ou cinq fois par an, et Jacques, actuellement faisait parti du deuxième bureau. C’est à lui que Pierre téléphona.

- Allo, Jacques, il est absolument indispensable que nous puissions nous voir très vite. Je saute dans un TGV ce soir. Peux tu me recevoir dans la matinée de demain ?

-  Rendez vous fut pris à 10 heures.

    ( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 10:26 - Espionnage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ABRICOT A L'HEROÏNE ( suite 1)

-  A l’heure militaire, Pierre se présenta au bureau de Jacques. Après une bonne et fraternelle poignée de mains, Pierre exposa à son camarade, toute l’histoire qui l’amenait à venir lui demander conseil. Du passage très curieux d’un personnage qui en pleine canicule, et à travers champ, venait traverser le Lez, pour se rendre dans une maison ancienne et inhabitée, jusqu’à la découverte d’une trappe sous un tapis et des découvertes qu’il avait faites dans le sous sol.

-  Jacques écouta avec attention tout le récit de Pierre, puis lui dit :

-  - Tu as sacrément bien fait de venir me voir. Cela risque d’être très important. Je suis désolé, mais tu vas devoir recommencer ton récit devant mon chef le Colonel Dubois. Une seconde, je vais voir s’il peut nous recevoir tout de suite.

-  Jacques forma un numéro sur son téléphone. La conversation fut courte. Le colonel pouvait les recevoir immédiatement.

-  Le bureau du colonel Dubois, d’une simplicité monacale, n’avait qu’un détail particulier. Une immense planisphère tenait presque tout le seul mur sans porte ni fenètre.

-  Après une brève présentation, Pierre dut recommencer son récit.

-  Lorsqu’il eut terminé, le colonel Dubois murmura » l’Araigne ». Aussitôt, Jacques lui dit :

- - Moi aussi mon colonel, j’ai tout de suite pensé à l’Araigne.

- - Si nous ne nous trompons pas, Jacques, cette découverte est de première importance. Laissez tomber votre enquète actuelle, passez là à Vidal, et filez illico à Chamaret.

-  Puis se tournant vers Pierre

-  - Pouvez vous me remettre le numéro d’immatriculation de la 2 CV. Je vous demande le silence le plus absolu sur tous ces évènements, Pierre.

-  - Mon Colonel, m’autorisez vous à seconder mon ami jacques dans son enquète ?

-  - Bien sur. Et je vous en remercie. Jacques, ce soir, chez vous je ferai parvenir tous les renseignements que j’aurais pu obtenir sur le propriétaire de la 2CV. Quand et comment partez vous ?

-  - Nous partirons Pierre et moi demain matin de bonne heure, par la route. J’aurais besoin sur place d’un véhicule. Je sais bien que Pierre en a un, mais nous aurons peut être à faire des démarches concommitentes.

-  - D’accord. Tenez moi au courant chaque jour. Souvenez vous que si nous voyons juste, ce sont des gens dangereux. Alors prudence !

-  - Bien mon Colonel !

-  Le lendemain, alors qu’ils roulaient vers le sud, Jacques demanda à Pierre :

-  - Peux tu, me décrire très exactement tout ce que tu as vu dans le sous sol de cette vieille maison. Je crois avoir une petite idée, mais,tache d’être le plus précis possible sur ce que tu as vu.

-  - Bon. Après avoir soulevé la trappe sous le tapis du salon, je me suis engagé dans un escalier à colimaçon. J’ai été très surpris par la profondeur de cette « cave ». J’estime que le sol de cette dernière était au moins à 10 et peut être douze mètres au dessous de la terre..

-  En bas de l’escalier, sur la gauche, il y a un appareil qui semble être un compresseur de forte puissance, d’où part un tuyau d’environ

4 mètres

de long.

-  Tout à coté de cet appareil, une partie de la paroi est cimentée sur une hauteur de

2 mètres

et une longueur de 4 ou

5 mètres

.

-  Sur cette partie cimentée, il y a 4 trous, d’environ

15 centimètres

de diamètre, fermés par un bouchon à vis metallique.

-  Au dessus de chacun des trous, le nom d’une ville assez proche. Si je me souviens bien, de gauche à droite, il y a Orange, Avignon, Montélimar et Valence.

-  Dans un coin, à proximité, une caisse contient environ une centaine de récipents bizarres . En plastique léger, ils ont la forme d’un obus, et mesurent une vingtaine de centimètres de long et le diamètre est approximativement celui des trous dans le mur.

-  Enfin, dans le coin droit, il y a une table avec une appareil qui m’a semblé être un émetteur- recepteur. Il n’y a absolument rien d’autre.Avoue que c’est pour le moins curieux….

-  - Curieux, oui, mais je crois savoir ce dont il s’agit. Il y a 9 chances sur 10 qu’il s’agisse d’un centre de distribution de drogue.

-  - De drogue ?

-  - Oui. J’ai l’impression que l’organisation l’Araigne ( là aussi je suis à peu prés certain qu’il s’agit d’eux) utilise la méthode qui était employés jadis pour transmettre des courriers urgents, des pneumatiques.

-  Ils doivent mettre les sachets de drogue dans ce que tu as pris pour de petits obus, puis,ils mettent cet obus dans le trou correspondant au lieu de destination, ils branchent le tuyau que tu as vu sortant du compresseur, et ils envoient par air comprimé, la marchandise à bon port, sans que personne ne puisse voir quoique ce soit.

-  - Mais pour installer ces canalisations….

-  - Oh ! les techniques de forage existent. Il y a en particulier la possibilité de poser des canalisation en arc de cercle.Les deux points les plus élevés étant les points de départ et d’arrivée, ce qui fait qu’ à certains endroits les canalisations sont à plus de

100 mètres

sous la surface terrestre, et elles n’ont aucun risque d’être coupées. Quand aux moyens financiers,, ils en ont d’énormes.

-  - Alors, si je comprends bien , le bonhomme au panier amènerait la drogue, et ferait ses expédition du sous sol de la vieille maison.

-  - C’est ça. Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il prend les risques de venir à pied.

-  Après quelques secondes de réflexion, Pierre reprit :

-  - Là, c’est peut être moi qui ai une réponse.

-  Le seul accés normal à la vieille maison est un chemin qui mène au village de Chamaret. Or, depuis une quinzaine de jours, ce chemin est coupé par une longue tranchée. Des travaux de rénovation des conduites d’adduction d’eau sont en cours…Mais j’y pense en te parlant, c’est la raison de la profondeur de la cave, ils ont du calculer leur truc pour que leurs canalisations de «  pneumatiques » soit à 5 ou

6 mètres

de la surface, pour que des travaux ne viennent pas couper les lignes.

-  - Tout cela me parait cohérent, Pierre. Lorsque nous arriverons chez toi à Grillon, nous partirons chacun de notre coté. Moi, j’irai à la vieille maison que je trouverai aisément avec tes indications, et je vais voir si toutes nos hypothèses collent. Toi, de ton coté, j’aimerais que tu te rendes à Nyons, ou réside le propriétaire de la 2 CV. Il faudrait que tu collectes le maximum de renseignements sur ce bonhomme. O.K ?

-  - D’accord Jacques. Mais fais attention de ne pas te retrouver nez à nez avec notre loustic !!!

-  Après un long moment durant lequel, manifestement chacun réfléchissait au problème qui se présentait à eux, Pierre reprit.

-  - Il y a une chose encore que je ne comprends pas

-  - S’il n’y en a qu’une, c’est que tu es plus avancé que moi.

-  - Bon. Disons, une de base. Qu’est ce que tu viens faire, avec le Colonel Dubois, dans cette affaire de drogue. Ce ne sont pas vos oignons !!!!

-  - Oh que si, ça nous concerne !!! Sais tu que toutes les entreprises terroristes, qui ont besoin de capitaux, font du commerce de la drogue. Ce n’est pas par hasard que Ben laden se trouve en Afghanistan, l’un des pays dont l’agriculture est presque entièrement basée sur la culture des hallucinogènes.. Détecter et détruire un réseau de distribution de drogue, c’est déstabliser les organisations terroristes. Et nous savons, en particulier que l’Araigne ( qui doit son nom au fait qu’elle possède des ramifications un peu partout, une vraie toile d’araignée) consacre tous ses revenus au recrutement et à l’entrainement des terroristes dans des camps.

  ( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 10:20 - Espionnage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ABRICOT A L'HEROÏNE ( suite 2)

-  Lorsqu’ils arrivèrent à Grillon, Jacques décida que durant cette fin d’après midi, ils ne pouvaient pas faire grand-chose. Il demanda à Pierre de s’occuper du propriétaire de la 2CV, un dénommé Castori. Il devait recueillir le maximum de renseignements à son sujet, et ne devait pas hésiter même à aller chez lui, en début d’après midi, au moment ou il serait sans doute à Chamaret. Peut être pourrait il glaner quelques précieux renseignements sur le propriétaire des lieux ?

-  Lui, Jacques, se reservait de faire une visite méticuleuse de la vieille maison, et en particulier d’examiner minutieusement le matériel entreposé dans la cave.Il trouverait sans doute la confirmation de son hypothèse concernant un centre de livraison de drogue.

-  Le lendemain, donc chacun partit de son coté…avec la voiture de l’autre. En effet, il ne fallait surtout pas éveiller la méfiance de l’homme au panier. S’il voyait un véhicule immatriculé en 75, il pourrait avoir la puce à l’oreille, tandis que la présence d’une voiture immatriculée en 84 comme celle de Pierre, était tout à fait normale.

-  La villa de Castori se trouvait à l’entrée de Nyons, sur la route de Valréas. C’était une assez jolie maison avec un beau jardin, comme il en existe pas mal dans cette ravissante petite ville.. Pierre avait décidé qu’il se présenterait comme un assureur.Il visita plusieurs magasins, dans lesquels il acheta quelques bricoles, et au moment de payer, il essayait d’obtenir des renseignements sur ce Castori. Une chose était certaine, tout le monde le connaissait, et bien qu’il « ne soit pas d’ici », sa réputation était bonne. Bon client et sympathique.. Ces renseignements n’allaient pas très loin, aussi dés 14 heure, il sonna à la villa du sieur Castori.. L’ouverture du portail fut commandée de l’intérieur de la villa, et lorsque Pierre arriva à la porte d’entrée, il y était attendu pas une femme, d’un certain age, et qui, peu sympathique lui aboya :

-  -«  C’est pourquoi ? »

-  - Je suis assureur. Pourrais je voir Monsieur Castori s’il vous plait ?

-  - Il n’est pas là ! Mais il est déjà assuré !

-  - Madame, je suis un technicien de l’assurance. Je viens le voir gratuitement. Il me fait voir ses contrats en cours et je lui dit si tout est en ordre, ou s’il faut apporter des modifications sur tel ou tel point. C’est dans son intérêt, et cela ne lui coutera pas un centimes.Muni de mes conseils, il fera ensuite ce qu’il voudra…mais en connaissance de cause.

-  - Tout ça, c’est du baratin ! Mais si vous tenez à le voir repassez après 18 heures.

-  - Merci ,Madame, je repasserai sans doute.

-  A ce moment là, un voix fraiche, venant de l’intérieur demanda :

-  - Qu’est ce que c’est Jeanne ?

-  - C’est un Monsieur, un assureur, qui voudrait voir vote père.

-  - Si je peux donner le renseignement…

-  Et apparut sur le pas de porte, une jeune femme de 25 à 30 ans incontestablement jolie et gracieuse .

-  - Je suis la fille de Monsieur. Castori. Voulez vous entrer ?

-  - Merci, Madame, je ne vous dérangerai pas longtemps.Voulez vous que je jette un coup d’œil sur ses contrats ?

-  - C'est-à-dire, que je ne sais pas exactement ou il range ses papiers. En revanche, puisque vous êtes assureur, j’aurais besoin de vos conseils, personnellement. Je viens d’acheter une petite maison dans Nyons, et il faut que je prenne un contrat. Quelle compagnie représentez vous ?

-  Pierre se rendit compte alors des problèmes qui pouvaient se poser quand on s’amuse à usurper des fonctions. Certes, il avait des connaissances en assurances, mais elles étaient limitées à ce que peut savoir un assuré averti. Cependant, il était trop avancé, et décida de donner le nom de son propre assureur, auquel éventuellement il apporterait le contrat..

-  - Je travaille pour

la Compagnie

Le

Languedoc, chez Monsieur Choupin. Voulez vous que nous allions jusque chez vous ?

-  - Volontiers. Vous me direz ce que je dois prévoir pour mon mobilier. Je n’ai aucune idée sur la question.

-  Puis elle cria à l’adresse de Jeanne.

-  Je vais chez moi avec Monsieur l’assureur. Je reviendrai avant l’arrivée de papa.

-  Dans la voiture de Pierre, ils se rendirent chez la jeune femme, une petite maison à la sortie vers Rémuzat.

-  En cours de route, après s’être lui-même présenté, il sut que la jeune femme s’appelait Roxane, et que son père était propriétaire d’une petite distillerie de parfums. Lié avec de grosses sociétés de Grasse, il se livrait en outre au commerce en gros de parfums.

-  Distillerie, industrie chimique des drogues, Pierre ne pouvait éviter de faire un rapprochement, et il regrettait déjà que Roxane soit la fille de ce Castori, qui semblait  engagé dans une affaire bien ténébreuse.

-  Les deux jeunes gens discutaient de choses et d’autres avec un liberté qui les étonnait.

-  Après avoir rempli son role d’assureur, pris tous les renseignelments nécessaires, Pierre, promis de lui faire envoyer une proposition d’assurance très rapidement et il lui proposa de la ramener chez son père. Elle accepta et arrivés devant la villa de Castori, ils restèrent une bonne heure à discuter dans la voiture. Les deux jeunes gens se plaisaient , c’était une évidence.

-  En revenant chez lui à Grillon, Pierre était à la fois heureux et malheureux. Heureux d’avoir rencontré Roxane pour laquelle il subissait une puissante attirance, et malheureux en pensant qu’elle était sans doute la fille d’un individu dangereux. Mais il ne lui venait pas à l’esprit que Roxane pouvait être au courant des activités criminelles de son père.

-  Pierre était revenu de Nyons depuis plus d’une heure, lorsque Jacques arriva. Entre temps Pierre avait téléphoné à son assureur, et lui avait expliqué succinctement comment il avait connu Roxane, et qu’il fallait lui envoyer une proposition d’assurance.

-  Jacques était très préoccupé. Il avait pu visiter minutieusement la cave de la vielle maison. Il avait vérifié, qu’en effet, le chemin d’accés était barré par de gros travaux, et que dés lors, il n’y avait rien d’anormal à ce que « l’homme au panier » ait été obligé de se rendre à pied à la vieille maison.

-  Tout le matériel  dans la cave démontrait que l’hypothèse qu’il avait formulée était la bonne. Il y avait un système perfectionné de transmission analogue à celui des anciens pneumatiques.Il avait ramené ( étant persuadé qu’un compte exact n’en était pas tenu) l’un de ces petits » obus » qui permettaient l’envoi des sachets de drogue.Il ne savait pas encore de quelle façon, mais il pensait que cela pourrait servir.

-  De son coté, Pierre parla de sa petite enquète, et Jacques, comme lui-même pensa à faire un rapprochement entre la petite distillerie, et les opérations chimiques nécessaires pour produire de l’héroïne.

-  Malgré le sérieux de la situation, Jacques ne put s’empécher de plaisanter son ami Pierre, sur les longues explications que Pierre lui fournit sur Roxane.

- - Penses tu que la fille de Castori soit dans le coup ?

-  - Tu es fou !!!Evidemment non !

-  - Bon, alors, ne nous occupons pas de Roxane pour l’instant, d’accord ?

-  - Je suis certain qu’elle n’est pas au courant des agissements de son père !!

-  - Mais….je ne t’ai pas dit contraire. Bien plus, je t’ai dit : laissons la tomber ! Tu es bien d’accord ?

-  Je la reverrai….mais en dehors de notre affaire…

-  - A propos d’affaire, il y a quelque chose qui me surprend, Pierre

    ( A suivre)
http://abeilles.apiculture.free.fr/

Posté par aristee à 10:15 - Espionnage - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »